Polémique sur un festival "afroféministe" : Anne Hidalgo salue une "solution claire"

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Polémique sur un festival "afroféministe" : Anne Hidalgo salue une "solution claire"
La maire de Paris avait dans un premier temps demandé l'interdiction du festival "afroféministe".@ FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Le collectif organisateur souhaiterait des excuses d'Anne Hidalgo, qui avait demandé l'interdiction de l'événement accusé d'être "interdit aux Blancs". 

Anne Hidalgo, qui avait demandé dimanche l'interdiction d'un festival "interdit aux Blancs", s'est félicitée lundi qu'une "solution claire" a été adoptée "après (son) intervention", une déclaration démentie par les organisateurs qui ont réclamé des "excuses".

"Festival Nyansapo : à la suite de mon intervention ferme hier (dimanche) auprès des organisateurs, une solution claire a été établie", a tweeté la maire PS de Paris en indiquant que le "festival organisé dans un lieu public sera ouvert à tous. Des ateliers non-mixtes se tiendront ailleurs, dans un cadre strictement privé".





La maire de la capitale avait demandé dimanche l'interdiction de ce festival "afroféministe européen" prévu du 28 au 30 juillet à la Générale, une salle municipale parisienne déléguée à une association. Le festival Nyansapo prévoyait des espaces mixtes et d'autres "non mixtes femmes noires" et "non mixtes personnes noires". SOS Racisme et la Licra s'étaient indignés de cette organisation.

Demande d'excuses. Le Front national avait interpellé la maire de Paris sur ce "festival interdit aux 'Blancs'". En réagissant aux messages de la maire de Paris sur le compte Twitter @mwasicollectif, les organisateurs ont ironisé : "Donc en gros notre programme originel n'a absolument pas changé." "Nous attendons maintenant un communiqué en bonne et due forme de la Mairie de Paris, et des excuses publiques", ajoutent-ils.



Par ailleurs, selon son entourage, la maire de Paris "ne se satisfait pas que des réunions non mixtes soient organisées", même dans une salle privée. Les organisateurs n'ont pu être joints par l'AFP. Sollicités sur Twitter par France Bleu, ils ont indiqué : "Nous ne répondons pas à la presse française."