Polémique à Toulouse autour des cérémonies du 8 mai 1945

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Polémique à Toulouse autour des cérémonies du 8 mai 1945
@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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En raison de l'état d'urgence, les cérémonies ont été raccourcies. Les anciens combattants sont en colère. 

François Hollande est attendu sur les Champs-Elysées à 10h30 dimanche matin pour les cérémonies du 8 mai. La France célèbre la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie en 1945 et des commémorations sont prévues un peu partout en France. Mais en raison de l'état d'urgence, plusieurs cérémonies ont été raccourcies à Toulouse.

Les enfants évincés. Cinq cérémonies devaient se dérouler dans la rue, devant des lieux symboliques et en présence d'écoliers seront remplacées par des dépôts de couronnes de fleurs. L'association  en charge de ces événements et l'inspection académique ont jugé qu'il était préférable de ne pas exposer ces enfants, compte tenu des risques d'attentats sur l'ensemble du territoire.

"Ça m'a choqué". Pour Guy Darmanin, président de la Fnaca, principale association des anciens combattants, la mairie cède face au terrorisme : "Un dépôt de gerbes fugitif, presque à la sauvette, ça m'a choqué". "Les cérémonies rappellent la souffrance de milliers de Français qui sont morts pour défendre notre liberté. Il ne faut pas céder comme ça à la pression djihadiste".

"Le gouvernement parle de guerre". L'ancien combattant a décidé d'écrire au maire de Toulouse pour lui faire part de son opposition mais pour Jean-Baptiste de Scorraille, l'adjoint délégué  à la Mémoire et au Monde combattant, le choix de la sécurité doit être respecté. "Ce choix a été fait par l'association qui depuis 25 ans s'occupe de ces cérémonies". Un choix fait avec le concours des enseignants.  Et de conclure : "Je respecte tout à fait cette décision. Le gouvernement actuel parle de guerre, donc il est normal de na pas mettre les enfants en difficulté à ce moment-là".

Les enfants à l'abri. Sur les 33 cérémonies prévues au départ, 28 se dérouleront comme prévu, dont deux dans des écoles, mais à l'abri, entre les murs de l'établissement.