Photo d’un militaire et d’une petite fille à Saint-Martin : le photographe répond aux critiques

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Photo d’un militaire et d’une petite fille à Saint-Martin : le photographe répond aux critiques
"Ce n'est pas de la 'com' pro ou anti je ne sais qui ou quoi. C'est un instant de vie", se défend le journaliste.@ Capture d'écran Twitter
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Critiqué pour une photo montrant une enfant dans les bras d'un militaire à Saint-Martin, Matthieu Mondoloni, reporter à France Info, a tenu à réagir sur Twitter mercredi.

Comme un moment suspendu au milieu du tumulte. À l'aérogare de Grand-Case Espérance, situé dans la partie française de Saint-Martin, un militaire au sourire gorgé de tendresse prend dans ses bras une petite fille rescapée de l'ouragan Irma. Une image capturée et publiée lundi sur Twitter par Matthieu Mondoloni, reporter à France Info. Un cliché qui attire depuis les critiques, aussi, à tel point que son auteur a décidé de faire une mise au point, mercredi.



Accusations de "propagande". Au milieu de messages émus, certains internautes n'ont en effet que peu goûté ce cliché, dans un contexte où la gestion de la crise par l’État est mise en cause. "@EmmanuelMacron vire moi tes rigolo de la com et réquisitionne ce fonctionnaire de FranceInfo. Il semble être bien meilleur en com !", ironisait notamment l'un d'entre eux, quand un autre dénonçait encore une "Propagande de merde, loin du cauchemar que vivent nos compatriotes là-bas".

"Un instant de vie". "J'ai pris cette photo de façon instantanée. Ni le militaire, ni la petite n'ont 'posé'. Ce n'est pas de la 'com' pro ou anti je ne sais qui ou quoi. C'est un instant de vie. J'en ai vu beaucoup ici, des émouvants, des déchirants", répond Matthieu Mondoloni, toujours sur Twitter.

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© Capture d'écran Twitter


Juste son "taf de journaliste". "Oui, ce soldat était ému, heureux, d'aider cette petite fille et sa famille à entrer dans l'aérogare. Oui, comme beaucoup d'habitants, ils ont sans doute dû attendre des heures sous le soleil avant de pouvoir entrer. Oui, les militaires que j'ai vu dans cet aérogare font tout ce qu'ils peuvent pour aider et sont souvent tristes de ne pouvoir faire plus", souligne-t-il encore, expliquant faire son "taf de journaliste". Et de conclure : "Ce genre de débat stérile me semble tellement loin de ce que vivent TOUS les gens (habitants, secours, militaires, etc.) ici, très, très loin".