Perpignan : des policiers en arrêt maladie réclament un rythme de travail moins lourd

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Perpignan : des policiers en arrêt maladie réclament un rythme de travail moins lourd
Une trentaine de policiers du commissariat de Perpignan sont en arrêt maladie@ AFP
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Des policiers du commissariat de Perpignan se sont mis collectivement en arrêt maladie en fin de semaine. Ils veulent de nouveaux rythmes de travail. 

Pour se faire entendre, une trentaine de policiers de Perpignan ont déposé collectivement un arrêt maladie en fin de semaine. Selon France Bleu Roussillon, les agents entendent contester leur rythme de travail et dénoncer le manque d'effectifs. Les commissariats de Sète et d'Agde sont aussi concernés par le mouvement. 

Un rythme lourd. Ces fonctionnaires font parti de la brigade de roulement, celle qui intervient en cas d'appel au 17, et sont soutenus par le syndicat Alliance. D'après l'organisation, les négociations avec l'administration n'ont pas avancé et le syndicat réclame un nouveau cycle de travail avec des plages de repos plus fréquentes. 

Franck Rovira, secrétaire départemental Alliance explique à France Bleu que "le cycle actuel est physiologiquement et psychologiquement lourd" pour les membres de la brigade. Aujourd'hui, ils n'ont qu'un week-end libre toutes les six semaines. Le syndicat réclame un week-end sur deux et un mercredi sur deux libres, "pour concilier vie sociale, familiale et professionnelle", poursuit le syndicaliste. 

En octobre dernier, des policiers avaient manifesté un peu partout en France pour dénoncer leurs conditions de travail. Lors de rassemblements nocturnes, ces fonctionnaires entendaient dire leur "ras-le-bol". Bernard Cazeneuve avait concédé fin octobre un plan de sécurité publique pour calmer la colère des policiers.