Penelope Fillon a fourni aux enquêteurs "tous les détails démontrant l'existence d'un travail effectif", selon son avocat

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Penelope Fillon a fourni aux enquêteurs "tous les détails démontrant l'existence d'un travail effectif", selon son avocat
En 2007, Penelope Fillon assurait ne pas travailler comme assistante parlementaire de son mari.@ Éric FEFERBERG/AFP
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Me Pierre Cornut-Gentille a assuré jeudi que Penelope Fillon a transmis aux enquêteurs les preuves de son travail auprès de son mari, François Fillon.

Penelope Fillon a fourni aux enquêteurs "tous les détails démontrant l'existence d'un travail effectif", a assuré son avocat jeudi. Me Pierre Cornut-Gentille a rappelé que l'épouse de François Fillon, au cœur d'une enquête sur des emplois présumés fictifs, avait été auditionnée mardi par les enquêteurs.

"Des phrases sorties de leur contexte". Par ailleurs, l'avocat de Penelope Fillon a dénoncé des phrases "sorties de leur contexte" à propos de la diffusion attendue jeudi soir dans Envoyé spécial, sur France 2, d'un extrait d'interview de mai 2007, dans laquelle l'épouse du candidat Les Républicains à la présidentielle affirme n'avoir jamais été son assistante parlementaire. "Je déplore qu'alors qu'une enquête judiciaire est en cours, des phrases ainsi isolées à dessein et sorties de leur contexte donnent lieu à une telle exploitation médiatique", déclare Me Pierre Cornut-Gentille dans un communiqué.

Une conception différente outre-Manche. Selon lui, "en mai 2007, quelques jours après la nomination de François Fillon à Matignon, Madame Fillon tenait à faire comprendre à un journaliste britannique (...) qu'elle n'avait pas la même conception de son rôle que l'épouse du Premier ministre britannique de l'époque", plus exposée médiatiquement. Cette explication de la conception de son rôle de femme de chef de gouvernement "peut se lire dans l'interview publiée par le Sunday Telegraph daté du 30 mai 2007", ajoute-t-il. "Elle revendiquait sa discrétion et son souci constant de ne pas apparaître comme exerçant un rôle politique public", a précisé Me Cornut-Gentille.