Pendant des mois, elle vit avec son compagnon, ignorant qu'il avait essayé de la tuer

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La compagne du commanditaire avait miraculeusement survécu et ne savait rien de la machination. Le procès s'ouvre ce vendredi dans le Gard.

Le procès d'une affaire diabolique s'ouvre ce vendredi après-midi devant la cour d'assises du Gard. Deux hommes comparaissent pour une tentative d'assassinat sur une jeune femme. C'était il y a quatre ans, à Alès. Parmi les accusés figure le compagnon de la victime, qui avait commandité le meurtre de sa future épouse. La jeune femme avait reçu trois balles de gros calibre mais avait miraculeusement survécu car dans cette affaire, rien ne s'est passé comme prévu.

Trois balles de 9 mm. Ce que les accusés avaient prévu, c'était de faire croire à un cambriolage qui tourne au drame. Fabrice avait tout organisé. Ce fils de commissaire avait même fourni au tueur un double des clés de sa maison. Cette nuit d'avril 2013, à 2 h du matin, l'assassin surgit donc comme prévu dans la chambre du couple. Il allume la lumière et tire au 357 Magnum uniquement sur Rachel. Fabrice reste là, immobile près du lit conjugal pendant que sa compagne reçoit trois balles de 9 mm. Mais le revolver s'enraye et le tireur s'enfuit.

Pendant des mois, elle vit à ses côtés sans savoir. Par chance, Rachel survit à ses blessures. Pendant les huit mois qui suivent, Fabrice est aux petits soins avec elle. Mais les policiers ont de gros doutes sur lui et en garde à vue, il finit par avouer et dénonce le tireur. Les deux hommes sont arrêtés en décembre 2013. L'enquête révèle alors que Fabrice ne supportait plus les conflits permanents entre sa mère envahissante et Rachel. Il avait peur qu'elle s'en aille, avec leur bébé. Une situation insupportable pour lui. Tiraillé entre sa mère et sa compagne, il choisit et mûrit pendant des mois l'assassinat de Rachel. Elle, n'a jamais rien soupçonné. Il faut imaginer le choc qu'ont dû être les aveux... et l'épreuve que représente ce procès dont le verdict est attendu mardi prochain. Les accusés encourent la réclusion à perpétuité.