"Nuit debout" rassemble encore quelques centaines de personnes à Paris

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"Nuit debout" rassemble encore quelques centaines de personnes à Paris
Image d'illustration.@ ALAIN JOCARD / AFP
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Jeudi soir, les participants à "Nuit Debout" n'ont pas respecté l'arrêté de la préfecture qui leur ordonnait de se disperser à partir de 22h.

Le mouvement "Nuit debout" réunissait encore jeudi avant minuit quelques centaines de personnes place de la République à Paris, pour un "sit-in pacifique" en réponse à un arrêté renouvelé de la préfecture de police fixant à 22h l'heure limite de ses activité.

"Résiste". "On est bien après 22h (...), on fait un sit-in, on montre qu'on résiste", déclarait à 23h au micro un participant à l'"AG" qui se tient chaque soir depuis plus d'un mois sur cette grande place du centre-est de Paris. La petite foule assise par terre, nettement moins nombreuse qu'aux grands jours du début du mouvement, écoutait calmement. La sono était encore branchée mais son volume très raisonnable. Les forces de l'ordre surveillaient à distance, véhicules garés à proximité, et inspectaient les sacs des usagers du métro empruntant les différentes sorties de la station République.

Cortèges interdits. Plus tôt dans la journée, la préfecture de police de Paris avait pris un nouvel arrêté instituant "différentes mesures d'interdiction en vue d'assurer la sécurité et la tranquillité publiques place de la République", où des incidents ont éclaté à plusieurs reprises jusqu'à dimanche dernier. Pour jeudi soir, cet arrêté stipulait notamment : "les activités liées ou générées par le rassemblement (...) Nuit debout, notamment la diffusion de musiques et de bruits par tous moyens sonores", sont interdites à partir de 22h. Pour vendredi, la limite est fixée à minuit. Les cortèges nocturnes sont eux aussi interdits au départ de la place.

Refus du dernier arrêté. Chaque soir, la police remet ce type d'arrêté, plus ou moins contraignant, à la "logistique" de "Nuit debout". Mais des membres du mouvement ont fait savoir jeudi que cette fois ils ne le signeraient pas, "les commissions structurelles" ayant décidé d'"essayer de résister non violemment". D'où le sit-in après l'heure théorique de dispersion.