Nuisances aériennes de Roissy : un maire porte plainte contre le gouvernement

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Nuisances aériennes de Roissy : un maire porte plainte contre le gouvernement
@ AFP
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 Le maire de Saint-Prix (Val-d'Oise) a porté plainte contre le secrétaire d'Etat au Transports pour "mise en danger de la vie d'autrui".

En guerre contre les nuisances causées par les vols de nuit à Roissy, le maire de Saint-Prix (Val-d'Oise) a porté plainte contre le secrétaire d'Etat au Transports pour "mise en danger de la vie d'autrui", a-t-il indiqué mercredi, confirmant une information du Parisien.

Les dangers liés à la "dette de sommeil". Jean-Pierre Enjalbert, médecin et maire DLF de cette commune de 7.500 habitants située à 15 kilomètres des pistes de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, s'appuie sur un récent rapport de l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) qui met en évidence les dangers liés à la "dette de sommeil". Selon le maire de Saint-Prix, alors que "des aéroports comme Heathrow (Londres) et Francfort ont pris des mesures fortes sur cette question des vols de nuit, et qu'un couvre-feu est instauré à Orly, Roissy est l'aéroport le plus sale d'Europe, avec en moyenne 163 vols chaque nuit", et des désagréments qui touchent un bassin de "300.000 habitants".

"Des effets délétères sur la santé". Dans sa plainte, envoyée par courrier le 29 octobre au procureur du tribunal de grande instance de Paris et consultée par l'AFP, l'édile cite des extraits du rapport de l'Acnusa, établi par un neurobiologiste spécialiste du sommeil. "La dette chronique de sommeil a des effets délétères sur la santé: hypertension, diabète, obésité, inflammation, troubles anxio-dépressifs", est-il indiqué. Évoquant la possibilité d'instaurer une alternance entre les pistes utilisées, afin de laisser aux riverains une nuit sur deux de répit, l'Acnusa conclut que "cette solution ne paraît pas envisageable pour des raisons logistiques". "Il existe donc un risque avéré qu'on ne corrige pas, pour des raisons logistiques", s'insurge M. Enjalbert, dont la plainte vise Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat au Transports.