Notre-Dame-des-Landes : les partisans du "oui" veulent passer la seconde

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Après leur victoire au référendum organisé en Loire-Atlantique, les partisans du projet d'aéroport en appellent au gouvernement pour relancer les travaux.

Champagne, embrassades et félicitations : l'ambiance était joyeuse, dimanche soir, du côté des partisans de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les habitants de Loire-Atlantique, interrogés par référendum, ont en effet largement approuvé le projet, à 55,17% des voix. 

"Dehors les zadistes". "On a gagné !", se réjouissait une militante. "Demain, dehors les zadistes, dehors !" Pour François, autre partisan de l'aéroport, cette victoire est avant tout celle du "bon sens". "On pourra peut-être dire, dans les années qui viennent, que la première fois qu'il y a eu une consultation locale pour un projet d'avenir, ce ne sont pas les obscurantistes qui ont gagné", s'est-il réjoui. 

"Il faut arrêter de tergiverser". Tous souhaitent désormais que le gouvernement prenne acte du résultat de la consultation et avance rapidement. "Il faut y aller, il faut arrêter de tergiverser", estime Jacques. "C'est comme tous les projets à l'échelon national. Aujourd'hui, tout est contesté par des minorités. Cela fait trop longtemps que ça dure." Depuis 2012 en effet, les travaux de l'aéroport sont interrompus.

La Région en appelle au gouvernement. Loin de la fête, à la préfecture, le président de la région Pays de Loire, Bruno Retailleau, favorable au projet, se tourne maintenant vers François Hollande. "C'est à lui qu'il appartient de déterminer le calendrier", juge le sénateur LR. "Il faudra évacuer la ZAD et commencer les travaux. À quoi cela servirait-il de consulter les habitants de Loire-Atlantique si on ne tenait pas compte de cette consultation ?" Bruno Retailleau peut compter sur le soutien du Premier ministre, Manuel Valls, qui semble déterminé à passer la seconde. Dimanche, le chef du gouvernement a indiqué que les travaux devraient recommencer à l'automne et que les zadistes devraient "partir" d'ici là.