Notre-Dame-des-Landes : les opposants préparent une "démonstration de force"

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Notre-Dame-des-Landes : les opposants préparent une "démonstration de force"
@ GEORGES GOBET / AFP
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Une manifestation composée de tracteurs, de piétons et de cyclistes risque de bloquer le périphérique de Nantes, samedi.

Faire "plier" le gouvernement et répondre à une menace d'expulsion de 11 familles d'habitants "historiques" et quatre agriculteurs Tel sera l'objectif des manifestants, samedi, aux environs de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Et pour cela, ils comptent bloquer le périphérique avec des centaines de tracteurs et quelques milliers de piétons et cyclistes.

"Ça nous mobilise encore plus". Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci, le concessionnaire du futur aéroport, doit réclamer, mercredi lors d'une audience à Nantes, l'expulsion immédiate de ces habitants, assortie d'une astreinte journalière de 200 à 1.000 euros s'ils ne quittent pas les lieux et d'une mise sous séquestre de leurs biens et cheptels.  "C'est la solution trouvée par AGO pour faire plier le mouvement, mais ça nous mobilise encore plus", assure Sylvain Fresneau, un des agriculteurs visés par une expulsion, tout comme son oncle de 93 ans.

Le centre-ville évité. Après avoir bloqué le périph', les manifestants se rassembleront ensuite au pied du pont de Cheviré, qui enjambe la Loire, pour un "grand banquet" final dans une ambiance que les organisateurs souhaitent "enthousiaste, conviviale et sereine". Et pour éviter d'éventuels débordements, comme cela a déjà eu lieu par le passé, les organisateurs ont délibérément choisi de ne pas se rendre dans le centre ville de Nantes.

Le début des travaux validés par la justice. Les opposants attendent un "geste fort de François Hollande", accusé d'avoir "trahi" son engagement pris en 2012 de geler les expulsions tant que les recours déposés contre le projet n'avaient pas été épuisés, et demandent qu'il "intervienne auprès du concessionnaire pour retirer les procédures d'expulsion". Les opposants à l'aéroport ont en effet essuyé un nouveau revers le 17 juillet, avec la validation par le tribunal administratif de Nantes des arrêtés autorisant le début des travaux, une décision dont ils ont fait appel.