Nice : une personne transférée lundi à Paris en vue d'une éventuelle mise en examen, une autre relâchée

  • A
  • A
Nice : une personne transférée lundi à Paris en vue d'une éventuelle mise en examen, une autre relâchée
@ VALERY HACHE / AFP
Partagez sur :

Le suspect apparaît dans un selfie pris par l'auteur de l'attentat de Nice. Les enquêteurs soupçonnent que l'homme connaissait les projets du tueur.

Un homme, interpellé dans l'enquête sur l'attentat du 14 juillet à Nice, va être transféré lundi à Paris en vue d'une éventuelle mise en examen par un juge antiterroriste tandis qu'un autre a vu sa garde à vue levée, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête.

Sur un selfie avec l'auteur de l'attentat. Le suspect, âgé de 36 ans, a été arrêté lundi par la police judiciaire de Nice. Il apparaît dans un selfie pris par l'auteur de l'attaque, Mohamed L. B., devant le camion lancé sur la foule quelques jours plus tard. Les enquêteurs soupçonnent qu'il aurait pu être au courant des projets du tueur, selon cette source.

Quatre hommes et une femme mis en examen le 21 juillet. Loin d'être un loup solitaire, Mohamed L. B., qui a tué 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet, semble avoir "mûri" son projet depuis plusieurs mois et bénéficié de "complicités", d'après le procureur de la République de Paris, François Molins. Quatre hommes, âgés de 21 à 40 ans, et une femme de 42 ans, inconnus des services de renseignement, ont été mis en examen le 21 juillet et placés en détention provisoire. Chokri C., Mohamed Oualid G. et Ramzi A. sont poursuivis pour "complicité d'assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". L'enquête a mis en lumière leur présence aux côtés du tueur dans les jours ayant précédé le carnage ou, dans le cas de Ramzi A., a révélé que des SMS envoyés par l'auteur de l'attentat lui avaient été adressés juste avant la tuerie.

Ramzi A. est aussi mis en examen pour "infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste", avec un couple d'Albanais, Artan H. et Enkeledja Z, soupçonnés d'avoir participé à la fourniture du pistolet avec lequel le terroriste a tiré sur des policiers avant d'être abattu.