Nantes : les éboueurs bloquent une seconde usine d'incinération de déchets

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Nantes : les éboueurs bloquent une seconde usine d'incinération de déchets
Les poubelles commencent à s'accumuler à Nantes où les éboueurs sont en grève totale de ramassage depuis vendredi (image d'illustration) @ PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Les éboueurs réclament le report du comité technique qui doit valider la réorganisation du temps de travail à partir du 1er octobre.

Les éboueurs de Nantes ont bloqué mercredi matin une seconde usine d'incinération de déchets, en plus de l'ensemble des sites de collecte de la ville. Ils se trouvent en conflit avec la municipalité au sujet de la réorganisation de leur temps de travail, 

Une deuxième usine bloquée. "Nous bloquons depuis 7h la deuxième usine d'incinération de déchets, située à Couëron, au cas où l'administration ferait appel à des entreprises privées pour collecter les déchets à Nantes et ainsi empêcher leurs camions d'entrer", a expliqué Rachid Mimouni, délégué Force ouvrière (FO).



Pas de table ronde. Ce nouveau blocage des éboueurs, en grève "totale" du ramassage des déchets depuis vendredi, intervient au lendemain d'une proposition de Nantes Métropole d'organiser une table ronde lundi avec les organisations syndicales, à la condition que les agents reprennent le travail et que Nantes, où les déchets commencent à s'amonceler, redevienne "ville propre vendredi soir". Cette proposition "a été refusée ce matin en assemblée générale par l'ensemble des agents" barrant les accès des trois sites de collecte de déchets de la ville et des deux usines d'incinération, a indiqué Rachid Mimouni.

Un refus des nouvelles conditions de travail. Les syndicats FO et CGT, à l'origine du mouvement de perturbation de la collecte des déchets commencé le 13 mars, réclament notamment le report d'un comité technique prévu le 5 mai, qui doit valider la réorganisation du temps de travail. Cette future organisation, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre, acte notamment la fin du principe du "fini-parti", qui permettait aux agents de quitter leur travail quand ils ont terminé leur ramassage. Elle va entraîner la suppression de 24 postes et une augmentation du tonnage par agent, ainsi qu'une modification des horaires de travail, selon les organisations syndicales.