Najat Vallaud-Belkacem : "Tout mettre en œuvre pour que la rentrée scolaire se passe au mieux"

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Face à la menace terroriste, le gouvernement a déployé d'importantes mesures pour garantir la rentrée scolaire et limiter les risques, rappelle Najat Vallaud-Belkacem au micro d'Europe 1.

Face à la menace terroriste, des mesures de sécurité renforcée vont être déployées à la rentrée dans les quelque 64.000 établissements scolaires du territoire. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, ont notamment indiqué que 3.000 réservistes de la gendarmerie nationale seraient mobilisés pour assurer la rentrée du 1er septembre.

Sécuriser au mieux la rentrée scolaire. "Ça ne sera sans doute jamais suffisant", reconnaît jeudi Najat Vallaud-Belkacem au micro d’Europe 1, mais, souligne-t-elle, "depuis 2015, nos méthodes de travail n’ont jamais cessé de s’améliorer. On peut dire aujourd’hui au Français, aux parents d’élèves et aux personnels que nous mettons tout en œuvre pour que les choses se passent le mieux possible."

Gestion de crise. 50 millions d’euros supplémentaires doivent être consacrés aux travaux de sécurisation des écoles, tandis qu’une partie du personnel éducatif recevra une formation spécifique. "Il y a la formation à la gestion de crise, qui relève du chef d’établissement […]. Et puis il y a la formation aux premiers secours qu’ont déjà la plupart des enseignants. Nous voulons l’élargir", a détaillé la ministre au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Fichés S. Najat Vallaud-Belkacem a également reconnu que des personnes fichées S avaient déjà pu être identifiées au sein des rangs de l’Education nationale. "Cela arrive. Les informations nous sont automatiquement transmises par le ministère de l’Intérieur et notre réponse est simple : suspension immédiate et procédure disciplinaire en vue d’une exclusion définitive de l’Education nationale". "L’Education nationale, que ce soit parmi les élèves ou les personnels, est représentative de l’ensemble de la société. Il ne faut pas s’étonner […], s’il y a des fichés S dans la société, qu’il y en ait chez nous", a-t-elle expliqué.

Plus de 600 signalements. "S’agissant de suspicion de radicalisation d’un élève, nous avons mis en place des mécanismes de remontée de l’information beaucoup plus efficaces que par le passé", a enfin souligné la responsable politique, rappelant que, depuis la rentrée 2015,  plus de 600 signalements ont été effectués par les équipes au sein de l’Education nationale.