Mutuelles des retraités : rassemblement à Paris pour dénoncer le dispositif

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Mutuelles des retraités : rassemblement à Paris pour dénoncer le dispositif
@ JOEL SAGET / AFP
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Près d'une centaine de personnes ont réclamé mardi à Paris le retrait d'une mesure visant à améliorer la couverture santé des retraités.

Près d'une centaine de personnes ont réclamé mardi à Paris le retrait d'une mesure visant à améliorer la couverture santé des retraités, jugeant qu'elle menaçait "100.000 emplois" chez les "petits commerçants de l'assurance".

"Sauvez les abeilles". Courtiers en assurances, agents fédéraux ou représentants des petites mutuelles se sont rassemblés devant le Sénat en début d'après-midi à l'appel du collectif "Sauvez les Abeilles", de l'Association diversité et proximité mutualiste (ADPM) et de la fédération nationale des syndicats d'agents généraux d'assurance (Agéa). "Oui à une mutuelle pour tous les Français, non à la destruction de nos emplois", pouvait-on lire sur la banderole. En cause, des dispositions du projet de budget de la Sécurité sociale - qui devait être voté à l'Assemblée nationale mardi avant son examen au Sénat - destinées à faciliter l'accès à une complémentaire santé pour les plus de 65 ans.

Les grands groupes favorisés. De quoi favoriser les grands groupes, capables de casser les prix, "au détriment de tous les petits commerçants de proximité qui sont les forces vives du pays" et qui ne pourront pas "s'aligner", selon Valérie Guerend, porte-parole du collectif des Abeilles. "Le marché des seniors étant géré à 72% par ces petites mutuelles", explique-t-elle, assurant que 100.000 emplois sont menacés.  "Nous allons perdre les contrats des seniors, cela commence à faire beaucoup", s'agace Patrick Evrard, le président de l'Agéa, regrettant que le gouvernement ne restreigne "une fois de plus la liberté contractuelle sur l'assurance santé".

Répondant à une promesse de François Hollande, la mesure contenue dans le projet de budget de la Sécu a déjà suscité l'inquiétude de six organisations et syndicats, dont la Mutualité française, qui demande également son retrait.