Calais : Cazeneuve attend plus de la Grande-Bretagne

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Calais : Cazeneuve attend plus de la Grande-Bretagne
@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve demande à la Grande-Bretagne une "mobilisation supplémentaire" face au problème des migrants de Calais.

Bernard Cazeneuve hausse le ton avec les Britanniques. Le ministre de l'Intérieur demande à la Grande-Bretagne une "mobilisation supplémentaire" face au problème des migrants de Calais, dans un entretien à paraître mardi dans le quotidien La Croix. "Je pense qu'il faut aller au-delà" des efforts récemment consentis par les Britanniques dans la gestion de l'afflux des migrants, déclare le locataire de la place Beauvau, ajoutant avoir "demandé à (son) homologue britannique (Theresa May) une mobilisation supplémentaire de ses services". Quelque 1.700 tentatives d'intrusion de migrants ont été décomptées sur le site du tunnel sous la Manche dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle un migrant a blessé un CRS au visage par un jet de pierre.

"Qu'ils s'impliquent davantage". Bernard Cazeneuve précise avoir "multiplié les contacts avec les Britanniques depuis plusieurs mois afin qu'ils s'impliquent davantage dans la gestion d'un problème qui les concerne tout autant que nous". Il rappelle à cet égard, s'en félicitant, leur décisions "d'investir quinze millions d'euros dans la sécurisation du port de Calais" et les dix millions supplémentaires pour celle du tunnel.

Cazeneuve répond à Bertrand. Dans cet entretien, le ministre répond aussi à la proposition de Xavier Bertrand, député Républicains de l'Aisne, d'une révision des accords du Touquet qui stipulent "que la frontière" avec la Grande-Bretagne est "à Calais" en France. "Ces accords ont été signés en 2003 par l'un de mes prédécesseurs qui s'appelle Nicolas Sarkozy", rappelle Bernard Cazeneuve. "Ils reposaient sur l'idée que la diminution du nombre de migrants à Calais supposait d'envoyer aux passeurs le signal très clair que les frontières étaient fermées, aussi bien en France qu'en Grande-Bretagne", ajoute le ministre. "Cette idée avait sa cohérence mais l'accord était un peu léonin, car il mettait beaucoup sur les épaules de la France et très peu sur celles des Britanniques", conclut le ministre de l'Intérieur.