Alexia Daval a "subi des violences physiques", la cause de sa mort pas établie

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Selon la procureure de Besançon, le décès de la joggeuse dont le corps a été retrouvé calciné il y a une semaine est "probablement dû à une asphyxie". Des examens complémentaires sont en cours. 

Les enquêteurs ne connaissent pas encore avec précision les causes de la mort d'Alexia Daval, a affirmé lundi la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot, démentant des conclusions parues dans la presse. "L'information selon laquelle il résulte de l'autopsie qu'Alexia Daval a été étranglée mais pas violée est erronée, c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas confirmée", a indiqué la magistrate lors d'une conférence de presse. 

"Probablement lié à une asphyxie". "L'autopsie ne permet pas à ce jour d'établir avec certitude les causes de la mort", a poursuivi Edwige Roux-Morizot, indiquant qu'il ne faisait cependant "aucun doute" que la jeune femme a "subi des violences physiques" et qu'on lui a "volontairement donné la mort". "Le décès est probablement lié à une asphyxie dont on ne connaît pas le mécanisme", a-t-elle ajouté. Des examens complémentaires sont en cours. 

Une enquête "particulièrement compliquée". "De la même manière, il n'est pas possible d'affirmer qu'elle n'a pas été violée, des analyses sont en cours afin d'accréditer ou non cette hypothèse", a encore précisé la procureure. "Le plus bel hommage que l'on pourrait rendre à Alexia Daval serait de laisser les enquêteurs et la justice travailler dans la plus grande sérénité", a-t-elle conclu, qualifiant l'enquête de "particulièrement compliquée" en l'absence de suspect interpellé. 

Un corps calciné sous des branchages. Alexia Daval, 29 ans, employée de banque, avait disparu samedi 30 octobre pendant son footing, peu après avoir quitté son domicile. Son corps avait été retrouvé deux jours plus tard calciné et dissimulé sous des branchages dans un petit fossé du bois de Velet-Esmoulin, à plusieurs kilomètres du parcours que la jeune femme empruntait pour courir. Une autopsie a été pratiquée jeudi à l'institut médico-légal de Besançon.