Maryvonne et sa maison squattée : décision attendue le 29 mai

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Maryvonne et sa maison squattée : décision attendue le 29 mai
@ DAMIEN MEYER / AFP
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LA JUSTICE S'EN MÊLE - Le tribunal d’instance de Rennes a examiné vendredi la requête déposée par Maryvonne Thamin, une octogénaire dont la maison est squattée depuis 18 mois. La décision sera rendue le 29 mai. 

La justice va-t-elle décider d’éteindre la polémique ? Vendredi matin, le tribunal d’instance de Rennes (Ile-et-Vilaine) a examiné la requête déposée par l’avocat de Maryvonne Thamin, dont la maison est occupée illégalement depuis septembre 2013 par des squatteurs. Une décision sera rendue le 29 mai prochain.

Un délai de deux mois pour les squatteurs ? "Les occupants n'ont pas de ressources, pas de solution de relogement", a déclaré Stéphanie Peltier, avocate de deux squatteurs. Elle n'a pas précisé quel délai elle demandait, affirmant simplement devant la presse que la loi prévoit un délai compris entre trois mois et trois ans lorsque les occupants n'ont pas de possibilité de relogement. En l'absence de voies de fait commises par ses clients, elle a demandé au tribunal d'accorder au minimum le délai de deux mois prévu par la loi avant de procéder à l'expulsion.

Maryvonne a quitté sa maison, les serrures ont été changées. Cette octogénaire avait décidé de s’installer chez son conjoint, il y a plusieurs années. Mais après la mort de ce dernier, Maryvonne a voulu revenir vivre dans sa maison. Elle a trouvé les serrures changées, sa maison barricadée et taguée par des squatteurs. Rappelons ici qu'en laissant son logement vacant et en habitant dans celui de son conjoint, sa maison était considérée comme une résidence secondaire. Révélée il y a trois semaines, l’affaire a profondément divisé la classe politique.

Maryvonne : "je n’ai plus envie de vivre". Très atteinte par cette affaire, Maryvonne explique vouloir "simplement récupérer son logement". "Il est à moi, il n’est pas aux autres", a-t-elle expliqué dans les colonnes de Valeurs Actuelles. "Etre à 83 ans à la rue, il y a quand même un problème". Et de décrire son enfer au quotidien : "je ne dors pas, je ne mange pas. Sincèrement, je n’ai plus envie de vivre".