Marlène Schiappa juge "glaçants" les récits des femmes accusant Tariq Ramadan

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Marlène Schiappa juge "glaçants" les récits des femmes accusant Tariq Ramadan
Marlène Schiappa a déclaré qu'elle soutenait "toutes les femmes qui prennent la parole"@ JOEL SAGET / AFP
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Marlène Schiappa, qui avait lu le livre de Henda Ayari dans lequel elle évoquait son viol, a jugé "extrêmement glaçants" les récits des victimes présumées de Tariq Ramadan.

Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes, a jugé "glaçants" les récits de femmes accusant l'islamologue controversé Tariq Ramadan de viol, jeudi sur France Culture.

"Le récit est assez glaçant". "Bien évidemment, je soutiens toutes les femmes qui prennent la parole", a déclaré Marlène Schiappa. "J'avais lu le livre de Henda Ayari dans lequel elle expliquait avoir été violée par une personne, elle ne nommait pas à ce moment là Tariq Ramadan", a-t-elle poursuivi.

"Je trouve que le récit est assez glaçant et ceux qui se rajoutent sont extrêmement glaçants", a-t-elle ajouté. Ces récits "vont dans le sens du discours qui est tenu par Caroline Fourest [auteure d'un ouvrage sur l'islamologue, "Frère Tariq"] et d'autres depuis quelques années, d'une forme de duplicité de Tariq Ramadan". "Maintenant, bien évidemment en tant que membre du gouvernement je respecte la présomption d'innocence et j'attends que la justice passe dans cette affaire comme dans les autres", a-t-elle ajouté.

"Le talent ne doit pas être une excuse". Tariq Ramadan est visé par deux plaintes pour viol en France, déposées dans la foulée de l'affaire Harvey Weinstein aux États-Unis qui a libéré la parole sur les abus sexuels. La première plainte a été déposée par l'ancienne salafiste devenue militante laïque Henda Ayari. 

Marlène Schiappa a par ailleurs "salué" la décision de la cinémathèque française de reporter sine die la rétrospective qui devait être consacrée au réalisateur Jean-Claude Brisseau, condamné en 2005 pour le harcèlement sexuel de deux jeunes actrices. "Le talent ne doit pas être une excuse" permettant de "relativiser les agressions sexuelles et les crimes", a-t-elle ajouté.