Manifestations : huit organisations dont la CGT réclament une enquête parlementaire sur les violences

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Manifestations : huit organisations dont la CGT réclament une enquête parlementaire sur les violences
@ ALAIN JOCARD / AFP
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Elles dénoncent des dysfonctionnements dans le maintien de l'ordre : des manifestants ont été blessés, alors que des casseurs n'ont pas été neutralisés.

Huit organisations dont la CGT et Solidaires ont réclamé mercredi dans un communiqué l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les "dysfonctionnements" du maintien de l'ordre et "les choix opérés par le ministère de l'Intérieur" lors des manifestations contre la loi Travail. La CGT avec la FSU, Solidaires, SAF (avocats), l'Unef, la FIDL, l'UNL et la Ligue des droits de l'Homme "demandent l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l'Intérieur quant au maintien de l'ordre durant les manifestations". FO ne s'est pas associée à cette démarche.

Des manifestants "victimes" des forces de l'ordre. "De nombreux manifestants sont victimes de graves dysfonctionnements : délogés, pourchassés, blessés, interpellés par les forces de police alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction !" dénoncent les organisations. "Dans le même temps, certains individus responsables de 'casse' sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police", ajoutent-elles, estimant cette enquête "indispensable".

Les ordres ont-ils tardé ? "Des policiers syndiqués l'ont d'ailleurs dénoncé : les ordres semblent tarder dans des situations qui exigent une forte réactivité", soulignent-elles encore. Les organisations dénoncent le fait que le parquet demande "des peines ou demande des poursuites alors même que les dossiers sont vides de preuve, mais le fait de participer à des manifestations, à des mobilisations est retenu à charge. Nous demandons aussi un éclaircissement sur le rôle du ministère public". "Le droit de manifester est un droit fondamental ! Ce gouvernement ne peut pas le bafouer et opposer la nécessaire sécurité à la liberté d'expression et d'actions", concluent-elles.