Loi Travail : "On est plus chauds que les lacrymos" taggé sur l'hôpital Necker

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L'hôpital Necker-Enfants malades a été pris pour cible mercredi en marge de la manifestation contre la loi Travail à Paris. 15 baies vitrées ont été brisées. 

REPORTAGE

Mercredi, de nombreux incidents ont éclaté en marge de la manifestation contre la loi Travail à Paris. Et une image retient particulièrement l'attention, celle du caillassage de l'hôpital Necker-Enfants malades dans le 15ème arrondissement. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris a porté plainte et la ministre de la Santé Marisol Touraine a, elle, dénoncé une "attaque insupportable de casseurs" car, au total, quinze baies vitrées ont été cassées. 

"On est plus chauds que les lacrymos". Devant les deux façades de l'hôpital, on peut lire la même désolation. Sur la quinzaine de vitres brisées on voit nettement les impacts des projectiles qui laissent maintenant place à des trous. Au sol, des pavés, des éclats de verre, des morceaux de bitume arrachés, des bâtons en bois et des bombes lacrymogènes vides sont désormais laissés là. Et il y a aussi, les tags énormes, en rouge et noir qui disent, "On est plus chauds que les lacrymos" ou "à bas le 49-3". Tout ça, sous l'inscription Hôpital universitaire Necker-Enfants malades.

Necker

"Des projectiles lancés dans l'hôpital". Derrière les fenêtres du premier étage, Elsa, une employée de l'hôpital, a tout vu. Elle a raconté au micro d'Europe 1 l'arrivée des casseurs cagoulés et le début des dégradations. Comme ses collègues, elle a reçu un mail de sa direction donnant des consignes de sécurité. "C'est vraiment abusé ce qu'ils ont fait. C'est un hôpital ! La direction nous a demandé de ne pas emprunter une des sorties pour aller fumer ou prendre l'air. On doit faire attention car il y a des projectiles lancés dans l'hôpital", raconte-t-elle au micro d'Europe 1. 

Un autre centre de soin visé. Et dans ce quartier du 15ème arrondissement de Paris, les casseurs s'en sont également pris à un autre centre de soin. En effet, les murs de trois mètres de haut de l'Institut national des jeunes aveugles, juste en face de l'hôpital Necker, ont été entièrement tagués. Les panneaux d'indications ont aussi été arrachés tout comme du bitume devant l'entrée.