L'évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

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L'évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris
Son installation sur la cathèdre (trône de l'évêque) de Notre-Dame de Paris aura lieu le 6 janvier prochain@ ALAIN JOCARD / AFP
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L'évêque de Nanterre, ancien médecin et spécialiste de bioéthique, a été nommé archevêque de Paris, le plus important diocèse de France.

L'évêque de Nanterre, Mgr Michel Aupetit, ancien médecin et spécialiste de bioéthique, a été nommé jeudi par le pape François archevêque de Paris, un siège très exposé, ont annoncé le diocèse et la Conférence des évêques de France (CEF) dans des communiqués.

Une succession attendue. À 66 ans, il succède au cardinal André Vingt-Trois, atteint depuis novembre par la limite d'âge (75 ans) après avoir dirigé l'Église dans la capitale pendant douze ans. Pour cette succession attendue, qui a alimenté de nombreuses spéculations, le pape a finalement fait le choix d'une grande continuité.



Médecin généraliste pendant onze ans avant d'entrer au séminaire, Michel Aupetit a été ordonné prêtre en 1995 pour l'archidiocèse de Paris, devenant un des adjoints du cardinal Vingt-Trois à partir de 2006 en tant que vicaire général promu évêque auxiliaire en 2013.

Évêque de Nanterre depuis 2014. Comme clerc, il n'avait fait une infidélité au diocèse parisien qu'en devenant évêque de Nanterre, au printemps 2014. Infidélité toute relative puisque l'important diocèse des Hauts-de-Seine fait partie de la province ecclésiastique de Paris que Mgr Aupetit coordonnera désormais en tant qu'archevêque métropolitain.

Le plus important diocèse de France. Il gouvernera le plus important diocèse de France, avec ses plus de 500 prêtres en activité et sa centaine de paroisses très actives. Plus encore que le président de la CEF ou le primat des Gaules (Lyon), il sera celui qui incarne le premier culte français auprès des autorités politiques et des médias.

Spécialisé dans l'éthique médicale. Docteur en médecine, Michel Aupetit avait obtenu en 1994 un diplôme universitaire en éthique médicale, sujet dont il a fait sa spécialité au sein de l'épiscopat, de la conception à la fin de vie. Avec son parler franc, le président du conseil "famille et société" à la CEF devenu archevêque de Paris n'hésitera pas à monter au front sur les questions de bioéthique, dont l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA), que l'Eglise combat.

Son installation sur la cathèdre (trône de l'évêque) de Notre-Dame de Paris aura lieu le 6 janvier prochain. D'ici là, le cardinal Vingt-Trois, toujours actif malgré le syndrome neurologique de Guillain-Barré qui l'a affecté ces derniers mois, continuera d'administrer le diocèse en qualité d'administrateur apostolique.