Une centaine de salariés de GM&S bloquent un site de Renault dans l'Yonne

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A 24 heures de l'échéance, les négociations concernant la reprise de la société par GMD n'ont pas abouti. Les salariés ont décidé de mettre la pression en bloquant l'usine Renault dans l'Yonne.

Les salariés de GM&S avaient promis de faire parler d'eux, mardi. Mercredi, le tribunal de Poitiers doit se prononcer sur la viabilité de l'offre de GMD, repreneur potentiel de GM&S. C'est dans l'Yonne que les salariés de l'usine de La Souterraine, dans la Creuse, ont décidé d'agir, en bloquant le grand centre logistique Renault de Villeroy. Plus d'une centaine de salariés de l'équipementier automobile empêcheent les allées et venues des transporteurs.

Arrivés dans deux autocars et plusieurs voitures depuis leur usine de La Souterraine, les salariés ont été accueillis aux alentours de 09h par des représentants de la CGT départementale. Les grilles de l'entreprise, une plateforme logistique de pièces détachées et où les employés ont embauché normalement en début de matinée, ont été fermées et aucun camion ne rentrait, ni ne sortait, selon un photographe sur place.

Engagement par écrit. Les salariés de GM&S demandaient à Renault de mettre par écrit ses engagements de commandes et d'investissements à venir. D'après eux, cet écrit est nécessaire pour que le tribunal valide la reprise de la société par le groupe GMD. Le site n'a pas été choisi au hasard. C'est un immense centre de pièces de rechange, parmi lesquelles certaines ont été produites par les équipes de GM&S.

La CGT métallurgie appelle à la grève. Les GM&S peuvent, par ailleurs, compter sur le soutien de la fédération CGT de la métallurgie, qui appelle toute la branche à une heure de grève, mardi. "C'est un appel à la grève sur l'ensemble des établissements de Renault. Je pense qu'ici ou là il y aura des mobilisations. J'espère qu'elles seront les plus massives possibles. Soutenir les camarades de GM&S, les autres salariés, c'est en même temps se défendre soi-même", confie Fabien Gâche, délégué syndical central de la CGT chez Renault.

"Ce qu'il se passe au sein de cette entreprise, se passe chez d'autres équipementiers avec à peu près les mêmes logiques pour les uns et les autres. Les établissements de Renault sont soumis à peu près aux mêmes logiques de compétitivité où, à la clé, on décide de la vie ou de la mort de tel ou tel établissement seulement en fonction de ce que les actionnaires ont décidé", juge-t-il. Tout le monde attend désormais de savoir ce que PSA va faire.