Les ravages du plastique en cinq chiffres

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Les ravages du plastique en cinq chiffres
Des volontaires essaient de nettoyer une mer de plastique près de Krichim, en Bulgarie.@ DIMITAR DILKOFF / AFP
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A partir de ce vendredi, les commerces ne peuvent plus proposer de sacs plastique non réutilisables. 

Ce n'est pas, encore, la fin du plastique. Mais c'est un petit pas en avant. Les sacs plastique fins distribués aux caisses des commerces sont interdits depuis vendredi et doivent être remplacés par des sacs en papier, en tissu ou des sacs en plastique épais réutilisables (tous les détails dans notre article ici). Afin de vous montrer en quoi il y a urgence à prendre de telles mesures, Europe 1 vous donne cinq chiffres qui en disent long sur les ravages du plastique.

1,5 million – Selon Greenpeace, un million d'oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année à cause de l'indigestion de plastique ou des produits chimiques que cela dégage. Le chiffre est difficilement vérifiable mais selon l'Institut français de développement, tous animaux confondus, le plastique fait 1,5 million de morts par an. Et la mer est la principale impactée, puisque 75% des déchets marins sont liés au plastique, selon le ministère de l'Environnement.

267 – C'est, selon Greenpeace, le nombre d'espèces total qui ingèrent régulièrement des résidus de plastique. Selon le ministère de l'Environnement, les estomacs de 94% des oiseaux de la mer du Nord contiennent du plastique. Dans le monde, cela concerne 44% des espèces d'oiseaux, 43% des mammifères marins et 86% des espèces de tortues marines. Les hommes, qui retrouvent certains de ces animaux dans leur assiette, risquent-ils d'être impactés ? Pour l'heure, les scientifiques sont partagés. Certains assurent que les quantités de déchets ingérés in fine par l'homme sont négligeables et donc sans danger. Pour d'autres, sur le long terme, les substances chimiques dégagées par le plastique risquent bien d'être dangereuses pour la santé humaine sur du long terme.

7 – En 1997, une expédition au large du nord du pacifique découvre ce qui sera baptisé le "7e continent" : une zone immense de déchets plastique flottants, notamment de micro-plastiques invisible à l’œil nu, mais qui se transforme en une constellation de paillettes lorsqu'on s'approche de très près. Plusieurs expéditions ont eu lieu depuis dans ce "continent ", qui mesurerait l'équivalent de six fois la France. Au-delà des substances toxiques que ces déchets rejettent dans la planète, le 7e continent est en train devenir le terrain de ponte de plusieurs espèces invasives, dont l'Halobates sericeus, une araignée d'eau qui chasse certains planctons et œufs de poissons. Si elle continue de proliférer, l'Halobates sericeus risque de perturber tout l'écosystème du Pacifique.



Mille milliards – Selon le ministère de l'Environnement, il y aurait mille milliards de sacs plastique utilisés dans le monde actuellement. En France, on ne garderait en moyenne un sac plastique que 20 minutes. Or, un sac plastique met entre un et quatre siècles à se dégrader.

3 à 10% - Il existe certes des sacs en plastique dits "biodégradables". Mais selon une étude australo-allemande parue en 2011, seulement 3 à 10% des composants de ces sacs se dégradent dans l'eau, le reste devenant de potentiels repas pour les animaux marins. Il existe également des sacs en pastique épais, réutilisables. Mais rien n'oblige les consommateurs à les réutiliser et à ne pas les jeter. En France, l'Agence de l'environnement estime que seul 20% du plastique est recyclé.