Les personnels pénitentiaires manifesteront jeudi

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Les personnels pénitentiaires manifesteront jeudi
@ BERTRAND GUAY / AFP
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SOCIAL - Les syndicats des personnels de l'administration pénitentiaire appellent à une manifestation nationale jeudi à Paris, qui conduira le cortège devant le ministère de la Justice.

Les syndicats des personnels de l'administration pénitentiaire appellent à une manifestation nationale jeudi à Paris, qui conduira le cortège devant le ministère de la Justice, un nouveau défi pour la garde des Sceaux Christiane Taubira.  Après celle des policiers et des avocats la semaine dernière, c'est à leur exaspération que la ministre devra faire face. Conditions de travail, insécurité, indemnités trop peu élevées, les sujets qui cristallisent la colère des personnels pénitentiaires sont nombreux.

A l'appel de quatre syndicats, l'UFAP-UNSa Justice, le SNP-FO Personnels de Surveillance, le SNJFO Personnels administratifs et la CGT Pénitentiaire, tous les personnels de surveillance, personnels techniques et administratifs, sont invités à se rassembler à 12H30 place du Châtelet - la préfecture de police ayant interdit le rassemblement initialement prévu devant le Palais de justice.  Le cortège passera par la Rue du Renard, devant l'ancienne Direction de l'administration pénitentiaire (DAP), qui vient de déménager, avant de rallier la place Vendôme. Les syndicats ont sollicité une rencontre à 17H00 avec Christiane Taubira.

Au coeur de leurs revendications, la fin du "mode dégradé", qui permet aux surveillants pénitentiaires plus de mobilité pour "découvrir des postes". Ce système implique que tous les postes ne sont pas couverts. Concrètement, "cela signifie que sur un étage, par exemple, au lieu d'avoir quatre surveillants, on n'en aura plus que deux", explique Christopher Dorangeville, secrétaire national de la CGT Pénitentiaire.
Ainsi, les syndicats exigent également des créations d'emplois. "Selon les chiffres de l'administration, 1.200 à 1.300 postes dans les organigrammes restent vacants", poursuit le syndicaliste. Pour renforcer les quelque 27.000 personnels déjà existants, l'administration pénitentiaire a lancé le 1er octobre une grande campagne de recrutement, visant à embaucher 1.500 surveillants et 200 conseillers d'insertion et de probation en 2016.