Non, les nouveaux fusils de la BAC ne tirent pas de travers

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Non, les nouveaux fusils de la BAC ne tirent pas de travers
Les 204 nouveaux fusils d'assaut de la BAC sont des modèles différents des armes défectueuses qui équipaient l'armée allemande.@ ALAIN JOCARD / AFP
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Les 204 nouveaux fusils d'assaut de la BAC sont des modèles différents des armes défectueuses qui équipaient l'armée allemande.

Un arsenal à 17 millions. 204 fusils d'assaut, 1.474 casques et visières balistiques, 1.835 gilets pare-balles : le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a présenté lundi le nouvel arsenal fourni aux brigades anti-criminalité (BAC) de la préfecture de Paris dans le cadre du plan BAC-PSIG 2016. Un ensemble commandé pour un montant de 17 millions d'euros. Il permettra, selon le ministre, "d'intervenir le plus rapidement possible en renfort des premières patrouilles engagées, notamment lorsque nous sommes confrontés à des tueries de masse". Le matériel est donc destiné à résister à des attaques terroristes, avec des fusils, fleurons de l'arsenal, notamment capables de perforer les gilets pare-balles.

Pas le même modèle que les Allemands. L'information de France Bleu selon laquelle ces armes auraient tendance à surchauffer et à tirer de travers lors de tirs en rafale, comme l'armée allemande en a fait l'expérience, a été largement relayée jeudi matin sur les réseaux sociaux. Coupant court à la polémique,  le SAELSI (le service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure qui gère l'équipement de la sécurité civile, de la gendarmerie et de la police, ndlr), contacté par Europe 1, écarte tout problème. Les fonctionnaires de la BAC seront en effet équipés du modèle HK G36 KP2, légèrement différent de celui des soldats allemands.

15 ans d'utilisation. Ces fusils d'assaut sont configurés pour tirer au coup par coup ou par rafale de deux coups. Il est donc impossible de faire chauffer l'arme, précise le capitaine Thierry Pujol, porte-parole du SAELSI. Les HK G36 KP2 équipent d'ailleurs depuis une quinzaine d'années plusieurs unités françaises (la Force d'intervention de la police nationale, la BRI et les gendarmes des PSPG, chargés de la protection des installations nucléaires).

La Bac devrait recevoir les armes en mai, après une formation des policiers.