Les jeunes confiants dans l'avenir mais préoccupés par la violence

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Les jeunes confiants dans l'avenir mais préoccupés par la violence
Le lieu de confrontation à la violence le plus fréquemment cité par les jeunes dans ce sondage est l'école, devant l'espace public et les transports en commun. Image d'illustration. @ CELINE MIHALACHI / AFP
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Si les trois quarts sont optimistes pour leur avenir, ils ont plusieurs sources d'inquiétude : le terrorisme, la délinquance et les discours religieux extrémistes. 

Les jeunes vivant en France sont optimistes pour leur avenir, mais s'inquiètent de la violence dans la société, qu'ils attribuent à un échec du système éducatif, selon un sondage Opinionway publié mercredi dans La Croix.

Des meilleures perspectives à l'étranger. Quelque 74% des jeunes de moins de 26 ans interrogés se déclarent optimistes concernant leur avenir, une hausse de cinq points par rapport au précédent baromètre, réalisé en 2015, même si 54% d'entre eux pensent qu'ils auraient de meilleures perspectives en quittant la France.

Peur à l'école. La question de la violence inquiète particulièrement les sondés : 84% d'entre eux pensent que la société est violente et 70% qu'elle l'est davantage qu'auparavant. Le terrorisme est cité comme principal sujet d'inquiétude (45%), devant la délinquance (11%) et les discours religieux extrémistes (10%). Le lieu de confrontation à la violence le plus fréquemment cité est l'école (64%), devant l'espace public (61%) et les transports en commun (44%).

Échec éducatif point du doigt. Quelque 19% des personnes interrogées ont été personnellement la cible d'actes violents au cours des trois derniers mois, un chiffre qui monte à 38% pour ceux habitant en zone urbaine sensible. Le dernier acte de violence subi était verbal pour 63% des jeunes, psychologique pour 32% et physique pour 28%. 69% des sondés sont d'accord pour dire que l'échec éducatif est une des causes majeures de la violence dans la société.

Défiance envers l'entreprise. L'enquête met aussi en avant une forte défiance vis-à-vis du monde de l'entreprise (seul 26% des sondés estiment que les entreprises font suffisamment confiance aux jeunes) et surtout à l'égard du monde politique : seulement 22% des jeunes font confiance aux hommes et femmes politiques pour défendre leurs intérêts.