Les hôteliers appellent à un boycott du versement de la taxe de séjour pendant l'Euro 2016

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Les hôteliers appellent à un boycott du versement de la taxe de séjour pendant l'Euro 2016
@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Les syndicats hôteliers appellent à une grève fiscale, pour protester contre le partenariat conclu entre l'UEFA et une plateforme de location. 

La fronde entre hôteliers et sites de locations de vacances se poursuit. Les hôteliers de la principale organisation patronale du secteur, l'Umih, et du GNC (chaînes hôtelières) appellent leurs adhérents à boycotter le versement de la taxe de séjour pendant l'Euro 2016, pour protester contre le partenariat entre l'UEFA et la plateforme Abritel-HomeAway. Les deux organisations ont demandé à leurs adhérents présents dans les villes accueillant l'Euro 2016 et dans leurs périphéries, d'envoyer le montant de la taxe de séjour aux fédérations patronales départementales et non aux municipalités, entre le 10 juin et le 10 juillet, a indiqué Roland Héguy, président de l'Umih, confirmant une information parue dans le Journal du Dimanche. Les chèques libellés à l'ordre du Trésor Public seront conservés dans des coffres.

La plateforme de location ne s'est pas engagée à reverser la taxe de séjour. Mercredi, l'Umih et le GNC avaient dénoncé le partenariat signé entre Abritel-HomeAway et l'UEFA EURO 2016, estimant que la plateforme de location de vacances ne s'était pas engagée auprès des villes-hôtes de la compétition à collecter et reverser la taxe de séjour, ce que font tous les autres professionnels de l'hébergement. "Ce qu'on demande c'est l'équité, (...) qu'on ait tous les mêmes règles", a expliqué Roland Héguy. "Ce partenariat, c'est de la provocation. Qu'Abritel signe un partenariat, ça ne nous dérange pas, mais dans les mêmes conditions que les entreprises", a-t-il ajouté. "On demande au gouvernement et aux pouvoirs publics de mettre un peu d'ordre et d'arbitrer", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il y avait "un ras-le-bol généralisé de la profession".

Un trou de 7,5 millions d'euros dans les caisses des villes. Le boycott du versement de la taxe de séjour devrait priver d'"au moins 7,5 millions d'euros" les villes accueillant la compétition, a-t-il précisé. La plateforme s'est dit jeudi surprise par la colère des organisations patronales, soulignant que la plupart des transactions financières entre annonceurs et vacanciers étaient réalisées en dehors de la plateforme Abritel, dont l'essentiel de l'activité "est basée à ce jour sur la simple mise en relation entre les loueurs et les vacanciers". La société de location en ligne a par ailleurs affirmé collaborer activement avec la mairie de Paris sur ce dossier et avec les pouvoirs publics pour mettre en place une collecte simplifiée de la taxe de séjour.