Les fonctionnaires partagés sur la hausse du point d'indice

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Certains fonctionnaires demandent plus qu'une hausse de 1% qui ne représentera que quelques euros sur leur fiche de paye.

REPORTAGE

Les 5,5 millions de fonctionnaires français vont être fixés jeudi sur la hausse du point d’indice. D'après plusieurs sources, cette hausse serait comprise entre 0,5% à 1% voire un peu plus. Avant que le gouvernement annonce l'importance de cette hausse jeudi matin, Europe 1 est allé sonder les agents de la fonction publique dont le point d'indice est gelé depuis 2010.

18 euros de plus par mois. Pour Apollinaire, technicien à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, dont le salaire stagne à 1800 euros brut par mois cette revalorisation du gouvernement risque de passer inaperçue sur sa fiche de paye. "1% ça ne suffira pas, il faut aller au-delà, je vais gagner 18 euros par mois de plus, ça va juste me permettre de finir les fins de mois dans le rouge un peu plus tard dans le mois", explique-t-il. "Ça va payer la hausse du tarif de l’électricité, la hausse du transport qui tombe tous les ans et qui est tombée tous les ans depuis six ans alors que l'on était pas augmenté, elle sert à cela aujourd'hui cette hausse". Comme lui, d'une manière générale, les fonctionnaires ne veulent pas d’un simple coup de pouce. Après 6 ans d'attente pour cette hausse, ils attendent un geste important car, selon eux, leur pouvoir d’achat n'a cessé de baisser depuis 2010, malgré la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA)

"C'est une récompense". Elisabeth, fonctionnaire à La Poste devrait elle aussi ne toucher que quelques euros supplémentaires chaque mois. Mais elle salue le geste qu'elle attendait depuis longtemps, même symbolique. "Je pense que quelques euros de plus c'est quand même une récompense. Je suis en fin de carrière donc je gagne à peu près 1.800 euros, 1% ça peut être appréciable", salue-t-elle. Pour la plupart des fonctionnaires cette hausse arrive trop tard, mais certains notent au contraire un calendrier bien choisi par le gouvernement à peine plus d’un an avant l’élection présidentielle. Et si la hausse est limitée à 1% cela s'explique aussi peut-être par le coût d'une telle augmentation, estimé entre 1 et 2 milliards d'euros.