Les entreprises peu impliquées dans la prévention des accidents de la route au travail

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D'après l'étude d'un assureur, 80% des PME ne mettent en place aucune politique pour favoriser la sécurité routière de leurs salariés, notamment faute de temps. 

REPORTAGE

La route pour les salariés est toujours la première cause d'accidents mortels au travail, avec 483 décès recensés en 2015. Raison pour laquelle la sécurité routière lance la première édition des Journées de la sécurité routière au travail du 9 au 12 mai. Car il reste une grande marge d'amélioration : selon une étude MMA que nous vous révélons en exclusivité, 80% des patrons de petites et moyennes entreprises ne font rien pour alerter leurs salariés. Pourtant, dans certaines entreprises qui mettent en place des journées prévention, comme chez Salesky, une PME de transports de Sablé-sur-Sarthe, dans la Sarthe, le résultat est au rendez-vous.

Eviter les appels. 12.000 km par mois, la plupart du temps la nuit, au volant de camions de 44 tonnes. Ils sont 250 conducteurs et il a fallu trois accidents corporels très graves en seulement six mois pour que le déclic se fasse dans cette entreprise de transport. Le formateur de chez Salesky, James Bizery a réussi à bannir le téléphone des cabines pendant les missions. "On ne fait plus s'importe quoi. On a, par le bais de l'informatique, un logiciel embarqué qui nous permet de passer par messages et d'éviter les appels. Notre logiciel nous permet de voir si le conducteur est en position de conduite ou en position de travail. On n'appelle que lorsqu'on est assuré que le conducteur est en position de travail."

Quotidien trop chargé. Seulement cette PME fait figure d'exception. La grande majorité des patrons de TPE et PME ne parlent jamais des dangers de la route à leurs salariés, tout simplement, selon l'étude, parce que leur quotidien est trop chargé. Pourtant en France, un tiers des salariés conduisent, chaque jour, un véhicule de société.