Les Compagnons du Devoir ouvrent leurs portes : "on voudrait encore attirer plus de jeunes"

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Partout en France, la multiséculaire association ouvrière fait découvrir une trentaine de métiers manuels et ses propositions de formation.

REPORTAGE

Si vous réfléchissez à l'orientation de vos enfants, c'est un rendez-vous qui peut vous être utile. Ce week-end, un peu partout en France, les Compagnons du devoir ouvrent leurs portes. L'occasion de découvrir une trentaine de métiers manuels et les propositions de formation de la célèbre association d'ouvriers et d'artisans. Reportage dans la Maison des compagnons, à Cagnes-sur-mer, dans les Alpes-Maritimes.

Des ateliers, des salles de cours, des chambres et une grande pièce de vie... La Maison des compagnons, rue du travail, ouvre ses portes vendredi, samedi et dimanche. Ici, 60 jeunes se préparent, en alternance, dans des entreprises locales, à devenir couvreur, boulanger ou chaudronnier. Et le temps d'un week-end, ils deviennent guide pour d'autres jeunes.

Entendu sur Europe 1
C'est très intéressant de se dire que l'on aura obligatoirement un métier

"Ce serait pour devenir ébéniste. J'aime dessiner et le travail du bois", glisse l'un d'eux. Si les métiers manuels ne sont pas toujours mis en valeur en France, les Compagnons, eux, séduisent toujours. "Cette année, on a 3% de demandes en apprentissage en plus que l'an dernier. Mais pour nous, ce n'est pas assez. On voudrait encore attirer plus de jeunes : autant des jeunes qui sortent de 3e que ceux qui ont fait des études. On essaie de faire découvrir certains métiers qui sont méconnus, mais aussi de répondre à la demande des entreprises", explique Elie Gros, Prevot de Cagnes-sur-mer.

Les Compagnons affichent un taux d'insertion professionnelle de 98%. Et 50% parviendraient à créer leur entreprise au bout de cinq ans. Le fuit d'un formation extrêmement pointue échelonnée sur six ans, pendant laquelle est effectué le fameux Tour de France du compagnonnage. "C'est très intéressant de sortir d'une formation et de se dire que l'on aura obligatoirement un métier. Et puis c'est un endroit ou l'on apprend beaucoup", confirme Cléone, 16 ans, visiteur du jour avec sa mère.