Les Alpes-Maritimes votent une motion de soutien aux forces de l'ordre

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Les Alpes-Maritimes votent une motion de soutien aux forces de l'ordre
Après plusieurs nuits de manifestations, les policiers ont obtenu des gages du gouvernement qui n'ont toutefois pas réussi à faire retomber la colère.@ AFP
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Le conseil départemental des Alpes-Maritimes, présidé par Eric Ciotti (LR), "apporte son soutien aux policiers", qui expriment leur ras-le-bol depuis plusieurs jours.

Le conseil départemental des Alpes-Maritimes a voté vendredi une motion de soutien aux policiers qui expriment leur ras-le-bol à la suite d'une violente attaque au cocktail Molotov contre quatre policiers à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, le 8 octobre.

"Soutien" et "considération" aux forces de l'ordre. "Le conseil départemental des Alpes-Maritimes apporte son soutien aux policiers, exprime sa considération à l'ensemble des forces de l'ordre et demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires au rétablissement de l'autorité de l'Etat et à une protection accrue des policiers et des gendarmes", lit-on dans une motion adoptée par l'assemblée présidée par Eric Ciotti (LR). La motion a été adoptée par les 50 conseillers municipaux de la majorité, les quatre conseillers d'opposition n'ont pas participé au vote.

"Indispensable de faire évoluer le cadre de la légitime défense des policiers". "On assiste depuis quatre ans à un délitement de l'autorité de l'Etat, marqué par le renoncement de l'Etat à imposer des règles, à faire respecter les lois qui protègent la société et à punir les délinquants avec la fermeté nécessaire", affirme cette motion, qui souligne qu'il est "indispensable de faire évoluer le cadre de la légitime défense des policiers et de rétablir les peines planchers".

Suite à l'attaque aux cocktails Molotov contre des policiers, dont deux ont été grièvement brûlés, samedi 8 octobre dans l'Essone, Eric Ciotti avait dénoncé "les racailles qui touchent à un policier". Après plusieurs nuits de manifestations nocturnes rassemblant des centaines de policiers à Paris, en banlieue, à Lyon, Toulouse ou Montpellier, ceux-ci ont obtenu des gages du gouvernement qui n'ont toutefois pas réussi à faire retomber la colère.