Le "Rideau de fer", frontière symbolique

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Le "Rideau de fer", frontière symbolique
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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le "Rideau de fer" symbolise la "Guerre froide" entre la zone d'influence soviétique et communiste en Europe de l'est et les pays occidentaux. Une frontière de plusieurs milliers de kilomètres faite d'ouvrages bétonnés, de fossés, de barbelés, d'alarmes électriques et d'installations de tirs automatiques.

La métaphore du "Rideau de fer" installé par l'URSS communiste a été utilisée pour la première fois par Winston Churchill, dans un discours prononcé aux Etats-Unis, au Westminster College de Fulton (Missouri), le 5 mars 1946. C'est entre les deux Allemagne, notamment avec "le Mur de Berlin", que le "Rideau de fer" a connu sa matérialisation la plus spectaculaire avec 1.394 km d'une frontière constituée de doubles barrières métalliques avec fils de fer barbelés, alarmes électriques, miradors et voies pour chiens de garde, ainsi que des postes de tirs automatiques.

En Hongrie, où l'on célébrera le 2 mai le 20ème anniversaire du premier coup de cisailles dans le "Rideau de fer", début d'un processus en chaîne qui mènera jusqu'à la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989 puis à l'effondrement du bloc soviétique, cette frontière avec l'Autriche était longue de 356 km.

Edifié dès 1949, peu après le coup d'état communiste en Hongrie en 1948, puis sans cesse renforcé, le "Rideau de fer" y était constitué d'une double rangée de fils de fer barbelés, à raison de 2.500 kg de barbelés pour un kilomètre de "Rideau de fer", renforcée par 1.124.900 mines.

Une frontière réelle mais aussi idéologique dont le franchissement clandestin a coûté la vie à plusieurs centaines d'Allemands.