Le difficile retour des sinistrés dans leurs habitations

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Les personnes évacuées retournent peu à peu chez elles pour constater l'ampleur des dégâts. La plupart des habitations sont dévastées.

REPORTAGE

En Seine-et-Marne et dans le Loiret, la situation est toujours très compliquée et plus de 7.600 personnes ont déjà été évacuées. Certaines commencent à retourner chez elles pour constater l'ampleur des dégâts. Dans les communes de Saint-Mammès où le Loing se jette dans la Seine, mais aussi à Montargis, les habitants ont fait face à la rapide montée des eaux.

"On ne s'attendait pas à un tel carnage". Les grandes bottes ne suffisent même plus. Dans la rue qui mène aux habitations, au milieu des poubelles qui flottent, Erika retrouve son mobilier de jardin. Depuis son évacuation, avant la crue, elle n'est pas retournée chez elle. "On ne s’attendait pas à avoir un tel carnage. On pensait être un peu protégé vu que l'on est un peu reculé par rapport aux bords de Seine", explique-t-elle. "L'eau est montée à une telle vitesse que l'on n'a pas pu voir venir", poursuit-elle.

"Il va falloir tout vider, attendre que ça sèche et entreprendre des travaux par la suite, de toute façon on ne peut pas faire grand chose", conclut Erika, fataliste. En attendant de pouvoir retourner chez elle, Erika est hébergée chez des amis. Elle retournera voir si la situation n'a pas empiré dans la nuit puis elle se lancera dans les démarches administratives pour que tout revienne à la normale le plus vite possible.

"On n'a jamais vu ça". "On est là depuis 1977, on n'a jamais vu ça, jamais", témoigne un couple de retraités de Montargis. Alors que l'eau est montée jusqu'à un mètre dans leur maison, une bonne partie du mobilier et des affaires présentes sont inutilisables. "Le papier qui va être tout esquinté, les portes... C'est pas beau", déplore Huguette alors qu'il n'y a "pas d'eau, pas électricité et pas de gaz".