Le Conseil d'État refuse de suspendre en urgence le décret réduisant la vitesse à 80 km/h

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Le Conseil d'État refuse de suspendre en urgence le décret réduisant la vitesse à 80 km/h
Le Conseil d'État n'a pas suspendu en urgence l'application de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires.@ SEBASTIEN BOZON / AFP
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Près de 60 députés avaient demandé une suspension en urgence de l'application de ce décret paru le 17 juin au journal officiel.

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté mercredi la suspension du décret réduisant la vitesse à 80km/h réclamée par une cinquantaine de députés, au motif que les conditions d'urgence avancées par les requérants n'étaient pas établies.

La condition d'urgence "pas établie". Cinquante-sept députés, membres notamment des groupes UDI et LR, parmi lesquels le co-président du groupe UDI-Agir-Indépendant, Jean-Christophe Lagarde, ont alors déposé des recours au Conseil d'État contre le décret. Deux en référé (procédure d'urgence) pour obtenir la suspension de son application et la délivrance par l'État des documents administratifs qui ont servi à son élaboration. Et un au fond, pour excès de pouvoir, afin d'obtenir son annulation, mais il ne devrait pas être examiné avant l'automne.

"Pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution du décret, les requérants se (sont bornés) à faire valoir des considérations générales, notamment le fait que le décret pourrait être à l'origine, pour les automobilistes, de pertes de points ou d'un accroissement de leurs frais de carburant", constate le Conseil d'Etat dans un communiqué. "Au regard de ces arguments, le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie", écrit-il.

Une mesure qui s'applique à 40% du réseau routier français. Le décret d'application contesté est paru le 17 juin au Journal officiel. Il a instauré une limitation de vitesse à 80 km/h (contre 90 km/h auparavant), entrée en vigueur le 1er juillet, sur l'ensemble des routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit sur 40% du réseau routier français.