L'Assemblée unanime contre le gaspillage alimentaire

  • A
  • A
L'Assemblée unanime contre le gaspillage alimentaire
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Partagez sur :

Mercredi soir, les députés ont adopté à l'unanimité des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire, sur lesquelles le Sénat se prononcera en 2016. 

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité mercredi soir un panel de mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire. Les députés ont mis en avant un "enjeu crucial" pour la planète, alors que se tient la conférence climat COP21.

Large consensus. La proposition de loi, portée par le député socialiste Guillaume Garot, a été adoptée par l'ensemble de la gauche, l'UDI et les députés Les Républicains. Elle était co-signée par les chefs de file des groupes socialiste, écologiste et des radicaux de gauche, et au total par plus de 300 députés de la majorité et de l'opposition. Deux députés du groupe Les Républicains engagés sur le sujet, Jean-Pierre Decool et Frédéric Lefebvre, y avaient notamment souscrit.

159 euros par personne et par an. La ministre du Travail Myriam El Khomri, remplaçant dans l'hémicycle sa collègue de l'Ecologie Ségolène Royal pour cause de COP21, a souligné que le gaspillage alimentaire n'était "pas acceptable". Elle a estimé que les mesures présentées étaient "extrêmement importantes pour lutter contre le gaspillage et contre la précarité dans laquelle se trouvent de trop nombreuses familles", qui se laissent notamment "abuser par des dates limites de consommation qui, pour certains produits, ont été sous-estimées". "Le gaspillage alimentaire en France représente chaque année 159 euros par personne et 56 repas par foyer, des chiffres à nous donner le tournis", a aussi souligné Jean-Pierre Decool, député LR du Nord.

Retour au Sénat en 2016. La proposition de loi reprend notamment des dispositions destinées à empêcher les grandes surfaces de jeter de la nourriture et de rendre leurs invendus impropres à la consommation, qui avaient été ajoutées à l'unanimité au Palais Bourbon en mai dans la loi sur la transition énergétique. Mais le Conseil constitutionnel avait censuré ces mesures, pour des raisons de procédure. Le texte devrait être présenté au Sénat début 2016, en vue d'une adoption définitive rapide.