L'artiste de rue M. Chat condamné à une amende pour avoir dessiné des félins gare du Nord

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L'artiste de rue M. Chat condamné à une amende pour avoir dessiné des félins gare du Nord
M. Chat a expliqué devant le tribunal avoir "juste voulu donner aux passants gratuitement un dessin". @ FRED DUFOUR / AFP
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Il a été condamné jeudi à 500 euros d'amende pour avoir dessiné son célèbre félin sur une surface en travaux dans la gare de Nord à Paris.

L'artiste de rue Thoma Vuille, alias M. Chat, connu pour peindre des félins souriants, a été condamné jeudi à 500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir peint ses fameux félins sur les parois en travaux d'une gare parisienne. Le parquet avait requis trois mois de prison ferme.

Sur une surface en travaux. M. Chat, 39 ans, avait croqué au printemps dernier deux chats, deux oiseaux et huit roses sur deux panneaux blancs masquant une surface en travaux de la gare du Nord. Son avocate, Me Agnès Tricoire, attend d'examiner les motivations de la décision et de s'entretenir avec son client pour décider de faire ou non appel.

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Une photo publiée par M.CHAT (@m.chat_official) le



"Un dessin gratuit" pour les passants. Les panneaux de la gare du Nord, situés dans une zone peu mise en valeur mais à fort passage, ont séduit cet artiste qui voulait ainsi "faire descendre l'art sur le quai d'une station de RER qui est laide", a déclaré Thoma Vuille. Il a "juste voulu donner aux passants gratuitement un dessin".

Deux "petites amendes" dans le passé. Thoma Vuille s'est fait connaître grâce à son chat jaune orange, aux yeux en amande et à la moue hilare, très visible à Paris. Anonyme durant de nombreuses années, son identité a été révélée en 2007 à Orléans, quand la police municipale l'a pris en flagrant délit. Cet artiste franco-suisse a depuis lors peint l'animal dans de nombreuses villes de France et d'ailleurs, de Hong Kong à New-York en passant par Dakar ou Sarajevo. Selon son avocate, il a déjà été condamné à deux "petites amendes" dans le passé. Fin octobre 2014, le tribunal correctionnel de Paris avait déclaré nulles, pour des raisons de procédure, des poursuites engagées pour le même motif.