L'agresseur au couteau de Montauban interné à l'hôpital psychiatrique

  • A
  • A
L'agresseur au couteau de Montauban interné à l'hôpital psychiatrique
L'homme avait déjà été interné en hôpital psychiatrique (illustration).@ PHILIPPE DESMAZES / AFP
Partagez sur :

L'homme, qui a agressé au couteau deux personnes dimanche à Montauban, a été placé en hôpital psychiatrique mercredi au vu de ses antécédents médicaux.

L'homme de 32 ans qui a blessé au couteau une passante dimanche en plein centre de Montauban, avant de s'attaquer à un couple de sexagénaires, a été interné d'office mercredi à l'hôpital psychiatrique de la ville, a appris l'AFP de source policière. Cette mesure d'hospitalisation d'office était réclamée par le parquet, en raison de l'état psychique du suspect et de ses antécédents psychiatriques. Cet homme s'était livré à un rodéo avec sa voiture dimanche après-midi dans les rues de Montauban, avant d'être pris en chasse par la police municipale.

Neutralisé par les tirs de la police. Il était alors descendu de son véhicule, armé d'un couteau, près de la préfecture et avait frappé dans le dos une femme de 35 ans, la blessant au niveau de l'omoplate, avant de se diriger vers un couple de sexagénaires, dont il a légèrement blessé l'homme. Il avait été ensuite neutralisé par des tirs d'un policier municipal, qui l'avait blessé de deux balles à l'abdomen et à la jambe. Une fois menotté, le suspect originaire de la Réunion avait crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe) et "On va tous vous tuer".

La piste terroriste écartée. L'enquête a pourtant très vite écarté l'hypothèse terroriste et privilégié "l'acte d'un déséquilibré". Cet habitant de Montauban avait été hospitalisé d'office "au moins trois fois" par le passé pour des troubles psychiatriques, selon le parquet. Mercredi, les médecins ont estimé qu'il avait suffisamment récupéré de son opération pour ses blessures par balles et pouvait être placé à l'hôpital psychiatrique de Montauban. L'enquête confiée à la police judiciaire de Toulouse se poursuit.