La tempête Carmen quitte la France, 6.000 foyers encore privés d'électricité

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Seule une vigilance orange à la confluence Garonne-Dordogne est toujours d'actualité mardi matin, alors que 6.000 foyers sont toujours privés d'électricité après le passage de la tempête Carmen.

La tempête Carmen a quitté la France, où seule la Gironde est encore en vigilance orange, après avoir balayé notamment la Bretagne, le littoral aquitain et la Corse avec des rafales à plus de 130 km/h, privant d'électricité encore 6.000 foyers mardi matin.

Une seule vigilance locale. La vigilance orange "vent" a été levée sur la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, les deux derniers départements où elle était encore en vigueur, a indiqué mardi matin météo-France dans son bulletin. Plusieurs vols à destination ou au départ des aéroports de Bastia et Figari (Ajaccio) avaient été annulés ou déroutés en fin de journée lundi. 

Une partie de la Gironde reste toutefois en vigilance orange "inondations", mais au niveau de la confluence Garonne-Dordogne. Carmen, qui a commencé à toucher la France lundi matin, est la troisième tempête hivernale après Ana et Bruno en décembre.

Un mort et des dégâts matériels. Les vents ont fait un mort, un homme d'une soixantaine d'années tué dimanche par la chute d'un arbre sur sa voiture près de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques). Plusieurs dizaines de milliers de foyers ont été privés d'électricité. Mardi matin, 6.000 foyers restent à raccorder - 3.000 en Bretagne et 3.000 en Aquitaine -, selon Enedis, qui précise que 1.500 agents sont à pied d'oeuvre.



En Vendée, une éolienne de 62 mètres de haut s'est effondrée à Bouin, sectionnée à la base. Le ministère de l'Intérieur a annoncé dans la soirée que Carmen avait engendré l'intervention des pompiers à 1.150 reprises.

Deux crues localisées. La concomitance du passage de Carmen avec des coefficients de marée élevés (97 pour la pleine mer lundi après-midi) a fait craindre des phénomènes de submersion marine sur les parties "exposées ou vulnérables" du littoral, notamment en Nouvelle-Aquitaine. En Charente-Maritime, à la pleine mer (16h17 à La Rochelle) "deux crues ont été localisées dans les estuaires de la Gironde et de la Charente", selon la préfecture.

Sur la côte basque, à Anglet, où les plages sont fermées, une correspondante de l'AFP a observé des vagues de cinq mètres. Les plages ont été également fermées à Saint-Jean-de-Luz et Biarritz, avec des creux de cinq mètres par endroits.

Des festivités annulées. Dans les départements de la façade atlantique, les risques météo ont conduit plusieurs municipalités à annuler des événements prévus en bord de mer, notamment les bains du Nouvel An qui ont été annulés ou reportés, comme celui d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques), reprogrammé pour le 7 janvier. La mairie de La Rochelle (Charente-Maritime) a annulé le bal du Nouvel An prévu lundi soir sur le Vieux-Port et la ville de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) a interdit l'accès aux plages jusqu'à mardi.