La fausse victime des attentats du 13-Novembre condamnée à un an de prison

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La fausse victime des attentats du 13-Novembre condamnée à un an de prison
La jeune femme s'est faite passer pour une victime présente au Carillon le soir du 13 novembre 2015.@ Europe 1/Victor Dhollande
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Une jeune femme au chômage a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour s'être faite passer pour une victime des attentats du 13-Novembre dans le but de toucher des indemnités.

Elle s'était faite passer pour une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnités. Une jeune femme de 24 ans a été condamnée lundi à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles. Laura Ouandjli, mère de famille au chômage, devra également verser un euro symbolique de dommages et intérêts au Fonds d'indemnisation des victimes du terrorisme (FGTI). 

Elle porte plainte au commissariat avec le bras blessé. Jugée pour "faux" et "escroquerie", la jeune femme s'était présentée le 22 décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant faire partie des victimes d'une des attaques djihadistes qui du 13 novembre, au bar Le Carillon. Elle affirme alors avoir été "gravement blessée à un bras" et porte d'ailleurs un bras en écharpe, présente des certificats médicaux montrant qu'elle doit subir une greffe de peau, produit une photo de son bras prétendument blessé et ajoute qu'elle a perdu ce soir-là téléphone, carte bleue et autres effets personnels.

Un récit incohérent. Mais la jeune femme prétend "avoir été soufflée par une explosion", alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d'assaut. La police judiciaire de Versailles soulève alors de nombreuses "incohérences" dans son récit et le médecin prétendument à l'origine de son certificat médical ne l'a en réalité jamais reçue. La photo de son bras a été trouvée sur Internet. La jeune femme a reconnu les faits lors de son interpellation en février dernier. Dans une autre affaire également jugée lundi, la prévenue a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour exercice illégal de la pharmacie.