La famille d'un homme abattu par des policiers se porte partie civile

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La famille d'un homme abattu par des policiers se porte partie civile
Le parquet de Grenoble avait classé sans suite le dossier en janvier 2017, retenant la thèse de la légitime défense.@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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En octobre 2016, un homme de 51 ans, avait été tué devant sa maison dans un quartier pavillonnaire par cinq policiers appelés pour un différend de voisinage.

La famille d'un homme abattu près de Grenoble par cinq policiers en octobre 2016 a déposé une plainte avec constitution de partie civile, entraînant la nomination d'un juge d'instruction, pour avoir accès au dossier qui a dédouané les fonctionnaires, a indiqué leur avocat jeudi

Le 28 octobre 2016 dans la nuit, Jean-Pierre Ferrara, chauffeur de tramway de 51 ans, avait été tué devant sa maison dans un quartier pavillonnaire d'Échirolles par cinq policiers appelés pour un différend de voisinage. Les fonctionnaires de police ont tiré sur ce père de famille après que ce dernier, en état d'ivresse - avec 2,54 grammes d'alcool dans le sang -, les avait menacés avec un pistolet d'alarme sorti de derrière son dos.

Un dossier classé sans suite en janvier 2017. Après une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Lyon, le parquet de Grenoble avait classé sans suite le dossier en janvier 2017, retenant la thèse de la légitime défense. La famille, qui n'avait pas eu accès au dossier, avait déposé une première plainte avec constitution de partie civile en 2017, a indiqué Me Ronald Gallo, qui assiste la famille depuis le début de l'affaire.

La veuve sera entendue le 12 juillet. Le juge d'instruction désigné avait fixé un cautionnement, que la famille "avait mis du temps à réunir et déposé avec un jour de retard, entraînant la caducité de leur plainte", a expliqué Me Gallo. Devant la "détermination de la famille", une seconde plainte a été déposée cette année, une nouvelle juge d'instruction a été désignée et "la veuve de Jean-Pierre Ferrara sera entendu le 12 juillet", a poursuivi l'avocat, qui entend "faire entrer le contradictoire dans cette procédure et demander une reconstitution".