La Courneuve : inauguration d'une place Maurice Audin en présence de sa veuve à la fête de l'Humanité

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Une place Maurice Audin a été inaugurée vendredi à La Courneuve sur le stand du Parti communiste installé à l'occasion de la Fête de L'Humanité. "Je suis contente que ça se soit passé comme ça", a déclaré la veuve du militant communiste "mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France".

Une place Maurice Audin a été inaugurée vendredi à la fête de l'Humanité à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, en présence de sa veuve, au lendemain de la reconnaissance par Emmanuel Macron que la mort du mathématicien en 1957 était le fait d'un "système institué alors en Algérie par la France".

Un moment "ô combien émouvant". "C'est un moment ô combien émouvant, au cœur de la fête de l'Huma", au lendemain d'"un acte extrêmement fort, celui de reconnaître le crime d'État perpétré contre Maurice Audin", a déclaré Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité, au premier jour de la Fête.



"Fruit d'un très long combat mémoriel". Il s'est exprimé devant plus d'une centaine de personnes, dont la veuve de Maurice Audin, Josette, son fils Pierre Audin, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, le député LREM proche de la famille Audin, Cédric Villani, le député PCF Sébastien Jumel et l'ambassadeur d'Algérie, sur le stand national du parti communiste, situé sur la place rebaptisée Maurice Audin. "Fruit d'un très long combat mémoriel", "c'est la première fois qu'un chef d'État reconnaît ainsi la torture et la disparition [à l'initiative de l'Etat] de militants pendant la guerre d'Algérie", a ajouté Patrick Le Hyaric.


"C'est un combat pour l'humanité", assure Villani. Cédric Villani a pour sa part considéré qu'"on peut être adversaires politiques et se retrouver ensemble sur des combats qui dépassent la politique". "Le combat pour la mémoire doit tous nous lier, c'est un combat pour l'humanité", a-t-il dit, très applaudi. "Ça fait plaisir d'être dans le camp des gagnants, c'est assez rare me concernant, je n'ai jamais été premier de cordée", a souri Pierre Audin. Dans la déclaration d'Emmanuel Macron, "bien peaufinée, bien utile", "il y a aussi une demande pour que les gens fournissent des archives et des témoignages sur Maurice et les autres disparus", s'est-il félicité.

"Je suis contente que ça se soit passé comme ça". Josette Audin a ensuite dit quelques mots à la presse : "Je suis contente que ça se soit passé comme ça. [Que cela se passe sur le stand communiste], je trouve ça naturel et je remercie ceux qui ont continué [la recherche de la vérité]. Je suis reconnaissante de cette journée".