La réplique de l'industrie agroalimentaire contre le "food bashing"

  • A
  • A
La réplique de l'industrie agroalimentaire contre le "food bashing"
@ AFP
Partagez sur :

CONTRE-ATTAQUE - Après le rapport choc de l'OMS sur les risques de viande cancérogène publié la semaine dernière, l'Association Nationale des Industries Alimentaires contre-attaque. 

INFO EUROPE 1

Depuis quelques mois, l'industrie agroalimentaire encaisse de nombreux coups : un livre publié chez Flammarion Vous êtes fous d'avaler ça !, un rapport de l'OMS qui explique que manger trop de charcuterie et de viande rouge favoriserait l'apparition de cancers, ou encore le coup de gueule d'une ONG contre la présence d'hydrocarbures dans nos aliments à cause des emballages. L'heure de la contre-offensive a sonné pour l'Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Grande opération transparence. La profession a décidé de répliquer sous forme d'une main tendue aux consommateurs. L'ANIA, cette association qui regroupe quelques 16.000 entreprises et qui constitue le premier industriel français a d'abord procédé à une vaste consultation citoyenne. Près de 10.000 consommateurs ont répondu sur internet.

Entendu sur Europe 1
Les entreprises du secteur ne méritent pas d'être traitées comme ça.

Après cette consultation citoyenne, des journées portes ouvertes dans des centaines d'usines seront organisées début 2016. Tout le monde pourra voir comment se fabrique son produit favori, un petit gâteau, une canette de coca et peut-être même les nuggets de poulet ou le Nutella.

"Ces messages anxiogènes, on ne les mérite pas". L'objectif est clair et assumé : ouvrir en grand les portes de ces industries plutôt habituées au secret pour tordre le cou aux fantasmes comme le manque d'hygiène ou encore les produits mensongers dans les aliments. "Quelques entreprises ont été défaillantes, il faut les exclure mais pour les 15.800 entreprises qui travaillent tous les jours, c'est insupportable", s'emporte Jean-Philippe Girard, le président de l'ANIA. "Des amis m'ont appelé hier pour me demander 'est-ce que je continue à manger de la viande ?' C'est assez terrible, ces messages anxiogènes, on ne les mérite pas".

Le secteur ne perd pas d'argent mais il doit réagir. Mais après chaque crise, comme celle de la viande de cheval dans les lasagnes ou les antibiotiques dans le saumon, les Français ont tendance à déserter la marque ou les produits identiques mais finissent toujours par y revenir. C'est donc bien son image que l'industrie agro-alimentaire veut restaurer. Dans son dernier baromètre en juin 2015, un Français sur deux lui font confiance...