Johnny : "J'ai frôlé et côtoyé la mort"

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Johnny : "J'ai frôlé et côtoyé la mort"
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Le chanteur a envoyé une lettre au tribunal de Paris, auquel il a demandé une expertise médicale. Les juges trancheront le 28.12.

Le tribunal de grande instance de Paris dira le 28 décembre s'il désigne un collège d'experts pour examiner Johnny Hallyday. Une première étape pour tenter de déterminer d'éventuelles responsabilités médicales quant à l'état de santé du chanteur toujours hospitalisé aux Etats-Unis après avoir été victime d’une infection.

Johnny, toujours hospitalisé à l'hôpital Cedars Sinai de Los Angeles, a fait parvenir au tribunal une lettre dactylographiée et signée de sa main. "Je vous écris cette lettre de l'hôpital Cedars Sinaï. J'aurais voulu être présent mais je suis allongé sur un lit d'hôpital, immobilisé et malheureusement trop loin de vous", écrit Johnny Hallyday. "Depuis que je suis passé entre ses mains, ma vie a totalement basculé. J'ai frôlé et côtoyé la mort. C'est pour cela que je veux savoir la vérité, je compte sur vous", ajoute-t-il. Le chanteur se dit victime du Docteur Delajoux, qui l'a opéré à Paris fin novembre.

La famille de Johnny Hallyday a déposé une demande de référé, examinée lundi matin à huis clos. "Le statut de Johnny Hallyday implique un droit à l'information", a concédé son avocate, Me Lapp, "par contre, a-t-elle ajouté, les détails personnels, techniques et les éléments d'ordre médical, ne relèvent pas, à ce stade, d'un débat public".

Une procédure dénoncée par les avocats du chirurgien qui avait opéré le chanteur à Paris. Selon eux, cette demande de huis clos, dans un dossier où le Dr Delajoux a été jeté "en pâture à l'opinion publique", est "quelque peu caricaturale".

Proches de Johnny et camp du médecin parisien sont d'accord sur le principe d'une expertise. Le suspens est donc mince. La question sera donc plutôt de savoir quels experts seront affectés à cette tache, quelle sera leur mission précisément et à quelle date ils devront rendre leur rapport. La désignation d'un neurochirurgien et d'un spécialiste des infections est envisagée, disent les avocats des deux parties.

Ils devront établir si des erreurs ont été commises lors de l'opération d'une hernie discale subie par le chanteur à Paris le 26 novembre dernier. Autre objectif : les proches du chanteur souhaitent aussi que soient évalués les "pertes de gains professionnels" éventuelles, les "souffrances endurées" ou encore le "préjudice esthétique".

Me Lapp explique chercher la vérité. "Comme tous les patients, [Johnny] a confié son corps et son âme à un chirurgien et à une clinique qui sont des professionnels. Et ça implique qu’on a le droit de s’interroger", s'est-elle justifiée sur Europe 1. La question des "réparations" viendra ensuite, assure-t-elle.

Entre les proches de Johnny Hallyday et celui qui l’a opéré en France, le Dr Stéphane Delajoux, le bras de fer a débuté depuis plusieurs jours déjà. Dans l'assignation transmise à la justice, Laeticia Hallyday, la femme de Johnny, estime ainsi que "l'intervention chirurgicale effectuée par le Dr Stéphane Delajoux à la clinique internationale du Parc Monceau pourrait n'avoir pas été réalisée selon les meilleures règles de l'art médical et chirurgical". Le Dr Delajoux a décidé de contre-attaquer vendredi dernier, annonçant son intention de porter plainte pour diffamation.

Mardi, des médecins-experts désignés par l'assurance de la tournéerendront un premier avis médical très attendu. Si la justice donne raison aux proches de Johnny Hallyday, de nouveaux experts se rendront à son chevet aux Etats-Unis.