Préfet d'Île-de-France : "Si elle ne vit pas dans le cadre de la laïcité", la religion musulmane "n'a pas sa place dans la République"

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Préfet d'Île-de-France : "Si elle ne vit pas dans le cadre de la laïcité", la religion musulmane "n'a pas sa place dans la République"
Le préfet d'Île-de-France rappelle le rôle des préfectures en matière de laïcité.@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Le préfet d'Île-de-France, Jean-François Carenco, est le président de l'Association du corps préfectoral, qui organise le 15 septembre un colloque sur la laïcité.

Le préfet d'Île-de-France Jean-François Carenco estime, dans un entretien au magazine Acteurs publicsde septembre, que "si elle ne vit pas dans le cadre de la laïcité", la religion musulmane "n'a pas sa place dans la République". Le préfet, président de l'Association du corps préfectoral, qui organise le 15 septembre un colloque sur la laïcité, rappelle que le rôle du corps préfectoral est "de rappeler les valeurs". "Notre mission est d'aider chaque agent public confronté à ces questions à l'hôpital, à l'école, à la piscine municipale, aux guichets des préfectures." 

"La discrétion, l'une des voies de la laïcité." Pour lui, "si elle ne vit pas dans le cadre de la laïcité", la religion musulmane "n'a pas sa place dans la République". "Mais à part les radicaux, les salafistes, personne ne remet en cause cela", ajoute-t-il. Selon Jean-François Carenco, "l'émergence d'une religion musulmane qui a envie d'exister dans l'espace public suscite aussi parfois une attente identique dans d'autres religions de se remontrer à l'extérieur. C'est pour cela que la discrétion évoquée par le Premier ministre est sans doute l'une des voies de la laïcité".

Jean-François Carenco estime qu'il "y a des risques" que "dans certains endroits", il y ait des différences d'approches entre l'État et les collectivités locales sur l'interprétation de la laïcité, mais "il ne faut pas accepter cela". "Dans le cas de piscines réservées aux femmes, par exemple, le préfet doit intervenir et rappeler la règle", dit-il.