Isère : le propriétaire de la voiture aux 14 bouteilles de gaz volait son employeur

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Isère : le propriétaire de la voiture aux 14 bouteilles de gaz volait son employeur
Le jeune homme a été présenté à un juge dimanche et sera convoqué devant le tribunal en septembre@ FRED TANNEAU / AFP
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La découverte de quatorze bouteilles de gaz dissimulées sous une bâche avait déclenché vendredi en Isère une vaste opération de déminage.

Le propriétaire de la voiture où la découverte de quatorze bouteilles de gaz dissimulées sous une bâche avait déclenché vendredi en Isère une vaste opération de déminage volait son employeur pour arrondir ses fins de mois, a appris l'AFP lundi auprès du parquet de Vienne.

Convoqué en septembre pour vol. Interpellé et placé en garde à vue vendredi, l'homme de 27 ans, employé dans une société de transport de marchandises dont des bouteilles de gaz, a été "déféré dimanche" devant un juge, a indiqué lundi Jérôme Bourrier, procureur de la République à Vienne. "Laissé libre sous contrôle judiciaire", le prévenu, qui n'avait à son casier judiciaire que "quelques antécédents routiers", est "convoqué le 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Vienne pour répondre de vol", a précisé le magistrat.

Il volait son employeur pour, selon ses déclarations aux enquêteurs, "revendre ces bouteilles dans des snacks de la région lyonnaise", a ajouté Jérôme Bourrier. L'employeur du jeune homme souhaitait déjà le licencier, mais pour un autre motif.

Une vaste opération de déminage. Le signalement par un riverain de Chasse-sur-Rhône (Isère), alerté par une odeur de gaz qui se dégageait d'une voiture garée où de nombreuses bouteilles de butane étaient cachées, avait provoqué le déploiement d'une centaine de gendarmes, d'un hélicoptère et d'une équipe de démineurs. Ces derniers avaient toutefois rapidement "levé le doute" et assuré qu'il n'y avait pas détonateur couplé aux bonbonnes.

Deux cents personnes avaient été évacuées par précaution dans le quartier de la gare de cette ville sur les bords du fleuve entre Lyon et Vienne. La présence sur le territoire de la commune de plusieurs usines classées Seveso avaient dans un premier temps inquiété, mais la voiture était garée trop loin pour que cela puisse représenter un danger.