INFORMATION EUROPE 1 - Bilan de santé, illettrisme, stage : ce que contient le projet de service national universel

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Selon les informations d'Europe 1, le stage devra être effectué par tous les jeunes entre 16 et 18 ans et sera divisé en deux périodes de douze jours, pendant les vacances scolaires. 

INFO EUROPE 1

Une période d'un mois minimum, pour tous les Français "autour de l'âge de 16 ans". Mardi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a livré de premiers éléments sur le service national universel (SNU) pour les jeunes, promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Le détail des arbitrages de l'exécutif doit être présenté en conseil des ministres, mercredi. Europe 1 révèle en exclusivité les mesures retenues. 

720.000 jeunes en 2025. Selon le projet du gouvernement, le SNU devrait être mis en place progressivement et "monter en puissance" pendant 7 ans : obligatoire pour les filles comme les garçons, entre 16 et 18 ans, il devrait ainsi concerner 720.000 jeunes par an en 2025. 

Dans le détail, le service d'un mois sera divisé en deux périodes de douze jours. La première sera la même pour tous : elle consistera en un bilan de santé, permettant d'avoir une vision globale sur une classe d'âge, mais aussi d’illettrisme, afin notamment d'évaluer la réalité du décrochage scolaire.

Environnement et développement durable. Les jeunes apprendront également les gestes élémentaires de premiers secours, comme c'est déjà le cas lors de la journée d'appel et de préparation à la défense(JAPD) mais aussi les actes "réflexes" à adopter en cas de catastrophe naturelle ou de crise, comme la capacité à s'orienter ou à utiliser une radio. Les autorités cherchent de cette manière à grossir les rangs des "logisticiens bénévoles de sécurité civile", capables d'intégrer un poste de secours en complément de la Croix-rouge, de la Protection civile et de l'Ordre de Malte. 

La seconde période de douze jours sera consacrée à un stage dans l'un de ces cinq domaines : l'aide à la personne, l'environnement et le développement durable, la défense et la sécurité, la culture et le numérique ou le tutorat. Cette dernière option visera à rattraper les "décrocheurs" identifiés lors de la première période. À l'issue de ce stage, les jeunes pourront choisir d'effectuer un service civique volontaire de trois à six mois dans l'une de ces spécialités. 

Des séjours en pension complète. Les créneaux, répartis entre les vacances de la Toussaint, de février, d'avril et d'été, permettront à chaque fois d'accueillir plus de 77.000 stagiaires en pension complète dans les locaux de pensionnats ou de colonies de vacances, par exemple.

Un peu moins d'un quart des 18.000 formateurs mobilisés devraient être "permanents", par exemple d'anciens militaires. Les autres seront des stagiaires, issus des grandes écoles d'État, civiles et militaires, qui devront consacrer six mois à cette activité. Ils pourront être rejoints par des étudiants en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou des élèves de grandes écoles privées, sur la base du volontariat. 

À noter que tout cela peut encore varier : une consultation assez large sera organisée dès la rentrée par les services du Premier ministre avec les associations de jeunesse, afin de déterminer les contenus définitifs.