Service universel : le gouvernement s'oriente vers un mois minimum, autour de 16 ans

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© Alain JOCARD / AFP
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Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le service universel pour les jeunes serait d'une durée d'un mois minimum autour de 16 ans. 

Le gouvernement "s'oriente" vers un mois minimum de service universel pour les jeunes, autour de 16 ans, et le Premier ministre annoncera mercredi en Conseil des ministres de "grandes orientations" avant une consultation à partir de l'automne avec les organisations de jeunesse, a affirmé mardi Benjamin Griveaux.

Un mois minimum. Le porte-parole du gouvernement a déclaré sur RTL qu'"a priori on s'oriente vers, a minima, une période d'un mois autour de l'âge de 16 ans". "Et puis ensuite il y a différentes modalités qui vont être mises en place, des gens qui pourront faire des périodes plus longues, en fonction de leurs envies, que ce soit dans le domaine associatif, dans le domaine militaire, dans le domaine civique, dans le domaine sanitaire", a-t-il énuméré.

Une consultation à l'automne. "C'est aussi la raison pour laquelle il y aura une consultation qui s'ouvrira à partir de l'automne pour voir avec les organisations de jeunesse, les jeunes eux-mêmes, comment on peut construire les choses qui soient à la fois le moyen de recréer ce creuset républicain, ce moment autour de la nation", a ajouté Benjamin Griveaux. "Diverses grandes orientations seront annoncées demain (mercredi, ndlr) en Conseil des ministres. C'est le Premier ministre qui se chargera de cette communication", avant "des consultations qui seront faites avec l'ensemble des organisations de jeunesse", a-t-il encore dit.

Un groupe de travail mandaté par l'Elysée avait remis au printemps ses propositions sur ce nouveau service national universel (SNU), promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Parmi les principales propositions figuraient un service national d'un mois obligatoire entre 15 et 18 ans suivi d'une phase d'engagement citoyen de "trois à six mois avant 25 ans". Les principales organisations lycéennes, étudiantes et de jeunesse avaient fustigé début juin dans une tribune les "incohérences" et le caractère "contraignant" de ce projet, ainsi que sa logique "démagogique".