Île-de-France : une campagne pour lutter contre le harcèlement dans les transports

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Île-de-France : une campagne pour lutter contre le harcèlement dans les transports
La région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF lancent une campagne de communication sur le harcèlement sexuel dans les transports.@ Capture d'écran
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Des affiches incitant les voyageurs, qu'ils soient victimes ou témoins de harcèlement sexuel, à donner l'alerte sont installées dans le réseau de transports francilien à partir de lundi.

"Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel", peut-on lire dans les couloirs du métro parisien, sur les abribus ou dans les RER depuis lundi. La région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF lancent une campagne de lutte contre le harcèlement dans les transports. 

Un problème qui concerne tous les voyageurs. "Victimes ou témoins, donnez l'alerte !", encourage l'affiche qui montre une jeune femme accrochée à la barre d'un métro parisien et derrière laquelle un ours semble pousser un cri féroce. Cette campagne de communication a pour but de sensibiliser tous les voyageurs au problème du harcèlement sexuel dans les transports. Une problématique rencontrée par 100% des utilisatrices des transports en commun qui ont déclaré avoir été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles, dans une étude du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) publiée en 2015.

Promotion du numéro d'appel d'urgence. Les affiches incitent ainsi les utilisateurs à prévenir d'une agression soit en informant un agent, en utilisant l'interphone qui se trouve dans les rames (de métros et de RER), ou en ayant recours au numéro de téléphone mis en place après l'attentat avorté du Thalys en septembre 2015 : 31 17. Un dispositif rappelé par le directeur de la SNCF Transilien, Alain Krakovitch, sur Twitter.



Ce numéro d'appel d'urgence actif 24 heures sur 24 monte en puissance. De 15.000 appels en 2015, il est passé à 43.000 en 2016 puis 47.000 entre janvier et octobre 2017, rapporte Le Parisien. Sans surprise, ce sont les SMS et l'application mobile qui sont les plus utilisés. L'initiative a d'ailleurs été saluée par Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes.



Cette question du harcèlement dans les transports a pris une certaine ampleur notamment à travers une pétition en ligne réclamant des "affichages anti-frotteurs" dans le métro. Avec l'affaire Weinstein, cette pétition a récolté près de 60.000 signatures sur Change.org. La jeune femme qui en est à l'origine va même participer à un "Facebook Live" avec la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, qui doit présenter cette campagne lundi.