Guyane : maintien des barrages et journée "ville morte" jeudi

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Guyane : maintien des barrages et journée "ville morte" jeudi
Le porte-parole du collectif, Davy Rimane, a appelé à une "journée ville morte" jeudi pour "marquer le coup et clôturer cette phase"@ JODY AMIET / AFP
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Le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" a affirmé avoir reçu le document du gouvernement de "façon positive" mais y avoir fait quelques amendements.

Le collectif qui coordonne le mouvement social en Guyane a salué mercredi soir "des avancées significatives" dans le projet d'accord du gouvernement. Mais il maintient les barrages qui paralysent le territoire jusqu'à la signature d'un texte modifié, appelant à une opération ville morte pour jeudi.

Une signature contre la levée des barrages. Après une journée de discussions et d'analyse du document envoyé mardi soir par le gouvernement, le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), qui porte des revendications sécuritaires, économiques et sociales pour permettre au territoire d'outre-mer de rattraper son retard sur l'Hexagone, a annoncé le maintien des barrages, malgré des "avancées significatives et concrètes", a expliqué Davy Rimane, porte-parole du collectif. Le collectif a apporté "quelques modifications", et a renvoyé une nouvelle version du texte. "Une fois qu'il est signé, les barrages sont levés", a expliqué Davy Rimane.

Il a appelé à une "journée ville morte" pour jeudi, "dernier uppercut" ou dernier "tour de clé", pour "marquer le coup et clôturer cette phase". Un meeting est prévu à 20 heures, "point d'orgue" pour informer la population. Il a assuré que le mouvement était "à l'orée d'une signature possible", à quelques jours de la présidentielle.

"Passer à la phase de mise en oeuvre des accords". De son côté, le préfet de Guyane Martin Jaeger a affirmé à la presse que le texte était "dès ce soir" soumis à signatures. "J'estime que maintenant nous devons passer à une phase de mise en oeuvre des accords" et que "nous puissions revenir à la normale", a-t-il insisté.

"Le préfet dit ce qu'il veut. Le document dont il a parlé, c'est le document qu'on nous a envoyé hier soir", et que le collectif a encore amendé. Mais "qu'il se rassure, on accueille ce document de façon positive, il y a quelques modifications à porter pour le finaliser", a répondu Davy Rimane.

Un document positif. Parmi les éléments positifs du texte, il a souligné que le gouvernement "légitimait les 2,1 milliards" supplémentaires réclamés par le collectif, alors que le Premier ministre avait d'abord parlé de revendications "irréalistes". Mais le gouvernement veut intégrer cela dans un futur "plan de convergence" (prévu par la loi égalité réelle Outre-mer), ce que ne souhaite pas le collectif.

Le porte-parole du mouvement a également salué "le fait que l'État a acté le fait qu'il n'y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers les participants au mouvement".  Là encore, un discours différent de celui du préfet, qui a affirmé que s'il n'était "pas hostile" à ce que d'éventuelles plaintes de l'administration n'aboutissent pas, il ne donnait "pas d'ordre au procureur".