Guerre informatique : "Le facteur humain reste central"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Pour le général Benoit Durieux, la France est à la pointe de la guerre informatique, mais celle-ci ne doit pas délaisser l'importance des troupes au sol. 

La guerre du futur sera-t-elle menée par des ordinateurs ? L'omniprésence de l'informatique et l'usage étendu des drones rendent cette vision de la guerre réaliste, estime le général Benoit Durieux, directeur du centre des hautes études militaires : "C'est une dimension de la lutte qui prend de plus en plus d'importance. En France, on est plutôt en avance sur ce sujet. La guerre dans le domaine informatique, ce sont des possibilités de sabotage, d'espionnage, mais aussi de l'information, de la subversion, de la lutte idéologique", a-t-il assuré à l'antenne d'Europe Soir

Des troupes plus performantes. La technologie permet de faire la guerre différemment, et de rendre une troupe plus performante sur le terrain : "Une des conséquences de la technologie est le fait que les soldats sont de plus en plus isolés sur la champ de bataille, alors qu'à l'époque de Napoléon, les soldats étaient rangés en carré. Au Sahel, les soldats sont répartis sur des zones considérables, et c'est possible grâce aux technologies. Mais il ne faut pas oublier que le facteur humain reste central."

L'importance des troupes au sol. Mais pour le général, la présence des troupes au sol reste essentielle à la guerre : "Il y a des avions, des drones, mais aussi beaucoup de gens sur place. Les premiers acteurs de la guerre sont ceux qui sont sur place, qui en payent le prix, qui ont beaucoup de perte." "On envoie beaucoup d'avions pour renseigner et aider les troupes au sol", ajoute le général. Mais c'est une stratégie qui a des limites, car il faut des forces au sol".